Splendeurs et misères. Images de la prostitution, 1850-1910 Contenu abonnés


Paris, Musée d’Orsay, du 22 septembre 2015 au 17 janvier 2016.
Amsterdam, Van Gogh Museum, du 19 février au 19 juin 2016.

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1. Jean-Louis Forain (1852-1931)
Le Client, 1878
Crayon, aquarelle, gouache - 24,7 x 32 cm
Memphis, The Dixon Gallery and Gardens
Photo : The Dixon Gallery and Gardens

Il suffit de mettre au féminin « courtisan », « homme public », « péripatéticien » pour comprendre que la Femme est l’incarnation du vice : elle perturbe les sens des hommes, le sens des mots, et vend désormais ses charmes à Orsay (ill. 1) : le musée se transforme en bordel, le temps d’une exposition racoleuse qui devrait appâter beaucoup de clients, pardon, de visiteurs, trop heureux de se rincer l’œil sous couvert (et découvert) de cul-ture. Ils pourront zieuter des photos un peu « olé olé », cachées derrière un rideau rouge, et imaginer les acrobaties sexuelles d’Édouard VII devant sa fameuse « Chaise de volupté ».
Après « Masculin / Masculin. L’homme nu dans l’art de 1800 à nos jours » en 2013-2014, après « Sade. Attaque le soleil » en 2014-2015, voici « Splendeurs et misères. Images de la prostitution, 1850-1910 »… Quel sera le thème des prochaines expositions du Musée d’Orsay ? On palpite, on suppute ... Pourquoi pas « L’art saphique : le beau à Lesbos » ? Ce serait un juste retour des choses. Ou bien « Le corps fragmenté : quand l’art devient fétichiste. Des morceaux de cadavres de Géricault à L’Origine du monde de Courbet ». Dernière suggestion : « Les paradis artificiels. Sexe, drogue et création au XIXe siècle » ? Bref, on a hâte.

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2. Jean Béraud (1848-1935)
La Prospoition
ou Rendez-vous rue Chateaubriand, vers 1885
Huile sur panneau - 55 x 38 cm
Paris, Les Arts Décoratifs
Photo : Les Arts Décoratifs

Encouragée par l’exode rural et la révolution industrielle, la prostitution prit de l’ampleur au XIXe siècle et devint l’un des grand thèmes de la modernité : l’Olympia comme les Demoiselles d’Avignon sont incontestablement des jalons de l’histoire de l’art. Nana et La Dame aux camélias ont marqué la littérature et puis Baudelaire, et puis Balzac à qui l’exposition emprunte son…

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