Charles Cordier, l’autre et l’ailleurs Contenu abonnés


Paris, Musée d’Orsay. Terminée le 2 mai 2004.
L’exposition a été présentée ensuite au musée national des Beaux-Arts du Québec jusqu’au 6 septembre 2004, puis à New York, au Dahesh Museum, du 12 octobre 2004 au 9 janvier 2005.

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1. Charles Cordier (1827-1905)
Saïd Abdallah, 1848-1852
Prêté par S.M. la Reine d’Angleterre
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Le caractère polychrome de nombreuses statues de Charles Cordier, la partie la plus connue de son œuvre, a longtemps fait passer l’artiste pour kitsch. C’était oublier que la polychromie en sculpture n’est pas un phénomène propre à la seconde moitié du XIXe siècle et c’était négliger les qualités réelles du sculpteur. L’exposition du Musée d’Orsay lui rend un hommage mérité et réussi, en centrant le discours sur cette production colorée et sur ses sculptures ethnographiques, qui se confondent d’ailleurs souvent.

Elle s’ouvre sur deux chefs-d’œuvre, les portraits de Saïd Abdallah et de la Vénus Africaine, cette dernière pouvant être comparée, par sa qualité, à la Négresse de Carpeaux. Ils appartiennent à la collection de la Reine d’Angleterre (ill. 1), mais on retrouve dans la salle suivante les mêmes modèles conservés au Musée de l’Homme (ill. 2). Le succès de Cordier fut tel que beaucoup de bustes furent produits en plusieurs exemplaires, parfois dans des techniques différentes et plus ou moins coûteuses.


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2. Charles Cordier (1827-1905)
Vénus africaine, 1851
Paris, Musée de l’Homme
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En réunissant, dans une accumulation obsédante, un grand nombre de bustes ethnographiques, les organisateurs ont voulu reconstituer une galerie d’étude. On est d’abord frappé par la variété des techniques : mélange des matériaux, utilisation de patines différentes, incrustations d’émaux, l’artiste ne s’interdit rien pour rendre plus vivante ses sculptures. Mais ces statues ne sont pas que des morceaux de bravoure. Si l’on prend la peine de s’attarder sur chacune d’elle, malgré le peu de place imparti au visiteur (la salle est trop petite pour le nombre de bustes exposés), on verra que Cordier ne s’est pas contenté de représenter un type humain avec un détachement scientifique qui lui ferait oublier son propos artistique. Il faut…

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