Bases de données et autres sites utiles


26/12/14 - Internet - Le nouveau numéro de la revue de l’Inventaire In Situ (uniquement en ligne), est consacré au « patrimoine de la Grande Guerre », c’est-à-dire celui créé pendant ou après la Première guerre mondiale, et en relation avec elle. On y trouve de nombreux articles passionnants, notamment sur les monuments aux morts. C’est ainsi que nous avons appris l’existence d’une base de données qui les recense, créée par les enseignants-chercheurs de l’Institut de Recherches Historique du Septentrion (Lille 3).
Née dans le Nord, cette base de données est pour l’instant plus riche pour cette région, mais a vocation à inventorier les monuments de toute la France et de la Belgique. Elle comporte déjà plus de 10 000 monuments. C’est beaucoup plus que les 2 500 qu’indique l’article d’In Situ (qui fait le point à la date du 4 février 2014) ce qui montre que la croissance de la base est rapide, même si l’on est loin, pour l’instant, des 36 000 et quelques communes françaises (auxquelles on doit rajouter les villes belges). La base est collaborative, chacun peut donc y contribuer, les nouveautés devant être d’abord validés par les administrateurs.
Nous renvoyons à l’article d’In Situ pour davantage de précisions sur la constitution de cette base, ainsi que pour un mode d’emploi.
Celle-ci s’avère très simple et très pratique d’utilisation. La recherche est possible par auteur (nom, ou corps de métier), par commune, ou grâce à une carte interactive (plusieurs critères peuvent être utilisés). Un blog permet aux administrateurs de publier des articles relatifs au sujet, et à la base. Bref, un site indispensable aux amateurs de sculpture et aux historiens.

En parcourant d’anciens numéros d’In Situ, nous avons pu trouver trois bases de données consacrées aux enluminures. La première, appelée simplement Enluminures, répertorie celles conservées dans les bibliothèques municipales françaises. Elle permet de consulter plus de 120 000 images provenant de plus de 5 000 manuscrits médiévaux. Le système de recherche est le même que celles des principales bases de données du ministère de la Culture (comme Palissy), il est donc très délicat à manier. Il est sans doute préférable de privilégier la recherche guidée qui propose d’explorer par liste, notamment par iconographie.
La deuxième Liberfloridus recense et reproduit les manuscrits enluminés conservés à la bibliothèque Sainte-Geneviève, et à la bibliothèque Mazarine. Le moteur de recherche est assez pratique (pour chaque champ, un index exhaustif est proposé).
Enfin, la troisième, Mandragore, est la base des manuscrits enluminés de la Bibliothèque nationale de France. Le moteur de recherche est proche dans son principe du précédent.
Il semble dommage que ces bases, qui répertorient le même type d’œuvres conservées dans les bibliothèques françaises, ne puissent être réunies dans un « méta-moteur » de recherche permettant dans les trois une seule recherche simultanée.

Signalons également le site theses.fr qui répertorie les thèses, soutenues ou non, répertoriées en France depuis 1985. Pour chacune d’elles, le site souligne où elles peuvent être consultées mais, surtout, elle permet de lire en ligne beaucoup d’entre elles (toutes ne sont pas disponibles, car les auteurs peuvent le refuser). Attention néanmoins : il ne faut pas chercher les thèses d’histoire de l’art publiées en ligne en cochant, à gauche, dans le champ « discipline », « histoire de l’art », mais plutôt en entrant dans le moteur de recherche l’expression « histoire de l’art », et en cochant la case « Uniquement les thèses soutenues accessibles en ligne » (il suffit de cliquer ici). La recherche, ensuite, est complexe puisqu’il faut parcourir toutes les pages, mais nul doute que chacun trouvera au moins quelques thèses dans son domaine d’intérêt.

Enfin, nous terminerons cette brève par le catalogue de l’œuvre de Paul Cézanne mis en ligne par trois des spécialistes de cet artiste : Walter Feilchenfeldt, Jayne Warman et David Nash.
Les modes de recherche sont extrêmement sophistiqués, permettant à peu près toutes les combinaisons possibles. Le classement des œuvres peut être fait par type de sujets (paysages, portraits, figures, natures mortes, baigneurs) ou toutes œuvres confondues (en passant par la recherche avancée). Puis, l’ordre des tableaux peut se faire par date d’exécution, par numéro du catalogue, par titre, ou même par taille (hauteur, ou largeur). Un autre classement est possible par correspondance avec les catalogues de John Reward et celui de Lionello Venturi (on peut choisir l’ordre du catalogue que l’on souhaite).
Il est possible également de faire un tri par exposition : en cliquant sur l’une d’entre elle apparaît les œuvres de Cézanne qui y ont été montrées. Le même type de recherche est possible par ouvrage de la bibliographie : en cliquant sur le livre, on trouve toutes les œuvres de Cézanne qui y sont publiées.
Ajoutons une recherche possible par collection et le dépouillement des archives Vollard, mettant en lien, lorsque cela est possible, l’image de l’œuvre avec les entrées des livres de compte Vollard. Une chronologie est également disponible.
Une fiche complète (mais pas de notice détaillée) accompagne chaque œuvre. Pour l’instant, le site ne répertorie que les tableaux, mais inclura bientôt les dessins.


Didier Rykner, vendredi 26 décembre 2014





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