Albert Maignan. Peintre et décorateur du Paris fin de siècle Contenu abonnés


Paris, Fondation Taylor
Albert Maignan, décorateur du Paris fin-de-siècle, du 11 mars au 7 mai 2016.
Les Voix du tocsin, genèse et résurrection d’un chef-d’œuvre, du 11 mars au 16 juillet 2016.

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1. Les Voix du tocsin d’Albert Maignan
actuellement exposé pendant sa restauration
à la Fondation Taylor
Photo : Didier Rykner

La grande campagne de déroulage et de restauration des grands formats du Musée de Picardie d’Amiens se poursuit et les Parisiens ont actuellement la chance de pouvoir admirer l’un de ces immenses tableaux qui étaient restés cachés au public depuis parfois près d’un siècle. C’est en effet dans les locaux de la Fondation Taylor, dans le quartier de la Nouvelle Athènes, qu’est restaurée Les Voix du tocsin, immense toile de 5,55 m de haut sur 4,50 de large (ill. 1), conçue par Albert Maignan à partir de 1882 et exposée par lui au Salon en 1888. Si cette opération s’y déroule jusqu’au 16 juillet, entourée des études préparatoires (ill. 2 et 3) rassemblées pour l’occasion, il ne reste plus que deux petites semaines pour voir l’intégralité de la rétrospective consacrée à l’œuvre du peintre, essentiellement à partir du fonds conservé à Amiens.

Créée en 1844 par le baron Taylor - celui des Voyages pittoresques - et destinée à soutenir les artistes, la fondation qui porte son nom est logée dans un hôtel particulier légué en 1947 par la veuve d’Albert Maignan qui était elle-même la fille du peintre Charles-Philippe Larivière. Maignan avait été très actif dans la vie de cette fondation dont il devint président en 1905, et sa femme ne faisait ainsi qu’accomplir ses dernières volontés. C’est dans cet atelier que Les Voix du tocsin, envoyé à Amiens par l’État en 1892, avait été peint, à l’emplacement exact où il est aujourd’hui restauré. Mais les liens de l’artiste avec Amiens sont beaucoup plus importants encore : c’est à ce musée qu’il avait légué ses objets archéologiques et médiévaux qui forment aujourd’hui une partie importante de sa collection, mais aussi son fonds d’atelier, auquel s’ajouta plus tard celui de Larivière. L’exposition est ainsi le fruit de la collaboration de la Fondation Taylor et du Musée de Picardie, principal prêteur de…

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