Venise. De Canaletto et Turner à Monet Contenu abonnés


Bâle, Fondation Beyeler, du 28 septembre 2008 au 15 février 2009.

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1. Anonyme
Le grand canal, le pont du Rialto, vers 1860
Tirage à l’albumine - 26,8 x 34,4 cm
Basel, Sammlung Herzog
Photo : Service de presse
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Là où commence la fort belle collection permanente de la Fondation Beyeler s’achève la présente exposition temporaire. Comment donc faire venir en ces lieux ceux qui s’y rendent habituellement pour voir des présentations consacrées à la peinture du seul XXe siècle ? En apparence, il suffit d’afficher des noms : en l’occurrence un toponyme qui fait rêver – Venise – et trois patronymes de peintres célèbres. Trois noms d’artistes, alors que deux auraient suffit en accroche, mais savamment arrangés : un Italien parmi les plus célèbres védutistes de la cité lagunaire pour ouvrir la chronologie, associé par un abusif lien de filiation marketing à Turner, et Monet – qui sur son seul nom assure le succès d’une manifestation (même si nombre d’amateurs aujourd’hui saturés d’impressionnisme décliné à toutes les sauces se détournent de telles présentations).

La visite s’ordonne chronologiquement en salles monographiques qui regroupent onze artistes : aux six toiles de Canaletto succèdent onze huiles de Guardi, puis, venues de la Tate londonienne – exceptionnellement généreuse –, sept peintures et vingt-et-une aquarelles de Turner auxquelles s’ajoute un prêt de la National Gallery of Art de Washington (une fort belle vue brumeuse de La Douane de mer et Santa Maria della Salute [1843]). Le méconnu Pietro Fragiacomo (1856-1922), représenté par une seule toile de très belle facture assure judicieusement la transition avec les « modernes » : deux Manet venus des Etats-Unis, dix-sept Monet (la plus grande partie des œuvres esquissées lors de son tardif séjour à Venise en 1908 et achevées à Giverny), provenant de collections publiques ou privées française (Musée des Beaux-Arts de Nantes), américaines, japonaise, galloise ou suisses, trois huiles de Renoir venues d’Outre-Atlantique et de Suisse, l’inattendu…

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