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Unruly Nature. The Landscapes of Théodore Rousseau

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Copenhague, Ny Carlsbert Glyptotek, du 13 octobre 2016 au 8 janvier 2017.

1. Théodore Rousseau (1812-1867)
Marécage dans les Landes, vers 1846
Huile sur panneau - 41,7 x 56,7 cm
Baltimore, The Walters Art Museum
Photo : Didier Rykner
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Décidément, le Louvre n’aime pas Théodore Rousseau. Alors qu’aucune œuvre de ce musée n’était prêtée à Meudon lors de la seule exposition récente qui lui a été consacrée (voir l’article), le musée parisien ne recevra pas la rétrospective que consacre le Getty et Copenhague à cet artiste (au moins prête-t-il). Pourtant, cet événement devait venir à Paris : le Louvre fut associé à sa conception, au tout début, avant de finalement abandonner. C’est bien dommage, car une visite à la Ny Carlsbert Glyptotek démontre qu’il s’agit d’un grand artiste, ce que beaucoup d’amateurs français qui auront manqué l’exposition de Meudon continueront à ignorer.

Rien ne peut être aussi ennuyeux qu’une réunion de plusieurs dizaines de paysages d’un même peintre lorsque celui-ci est médiocre, ou répétitif. Théodore Rousseau n’est ni l’un, ni l’autre. Il innove sans arrêt, varie son style et ses techniques, se renouvelle et surprend toujours. C’est la première leçon que l’on retient de la visite. La seconde est qu’il n’a finalement pas grand-chose à voir avec l’impressionnisme dont on veut à tout prix en faire un précurseur. Et la troisième, qu’il est sans doute le meilleur des peintres de Barbizon.

2. Théodore Rousseau (1812-1867)
Le Mont-Blanc, vu de la Faucille, vers 1863-67
Huile sur toile - 91,4 x 118,4 cm
Minneapolis, Institute of Art
Photo : Didier Rykner
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L’exposition de Copenhague, présentée auparavant à Los Angeles, a l’intelligence de n’avoir choisi que des tableaux et dessins remarquables, dont beaucoup sont conservés dans des collections américaines. Elle bénéficie de surcroît d’un accrochage sobre et cohérent. Nous ne nous attarderons pas ici sur l’analyse de l’œuvre du peintre, remarquablement résumée par Bénédicte Bonnet…

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