Théodore Rousseau, le renouveau de la peinture de paysage


Meudon, Musée d’Art et d’Histoire, du 23 février au 28 avril 2013.

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1. Théodore Rousseau (1812-1867)
Paysage d’automne, 1840-1845
Huile sur toile - 23 x 35,5 cm
Valence, Musée de Valence
Photo : Musée de Valence / Eric Caillet

« Grand refusé » du Salon1, Théodore Rousseau fut aussi la pierre angulaire du paysage, entrainant un renouvellement du genre. C’est ce que s’attache à rappeler le Musée de Meudon, 200 ans après la naissance de l’artiste2, en réunissant une quarantaine de peintures et de dessins issus de collections privées et publiques réparties selon un parcours simple : le temps des voyages (1830-1848), puis Barbizon (1848-1867), tandis qu’une troisième section présente ses compositions graphiques. Nombre de musées ont accepté de prêter leurs œuvres pour l’occasion : Orsay, le Musée Condé, le Petit Palais, Nantes, Reims, Barbizon, Valence (ill. 1)… Sauf un, le Louvre, dont l’absence est d’autant plus surprenante que Vincent Pomarède est président d’honneur de l’association des Amis du paysage français, partenaire important de l’événement. C’est aussi au Louvre que fut organisée la dernière rétrospective du peintre, pour le centenaire de sa mort en 1967. Rien depuis ; et il faudra traverser l’Atlantique pour voir cette année une autre exposition exclusivement consacrée à l’artiste. Le soutien de l’un des plus grands musées d’Europe n’aurait donc pas été de trop pour Meudon.

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2. Théodore Rousseau (1812-1867)
L’Abreuvoir, 1850-1860
Huile sur bois - 41,7 x 63,7 cm
Reims, Musée des Beaux-arts
Photo : C. Devleeschauwer

Le parcours s’ouvre avec un Paysage aux deux chênes de Salomon van Ruysdael (vers 1631), « portrait » de feuillus, comme le fera Rousseau à son tour en véritable anatomiste des arbres. Au fil des salles, on retrouve cette influence de l’Age d’Or hollandais, dans la Mare près de la route, ferme dans le Berry par exemple ; les Anglais du XIXe siècle, Constable et Bonington avant tout, marquèrent eux aussi la peinture de Rousseau, en témoignent L’Abreuvoir de Reims (ill. 2) ou les Chênes et châtaigniers…

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