Une tapisserie pour les Arts décoratifs de Lyon


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Manufacture de Beauvais
La Course d’Atalante et d’Hippomène
première moitié du XVIIIe siècle
266 x 295 cm
Lyon, Musée des Arts décoratifs
Photo : Aguttes

27/5/14 - Acquisition - Lyon, Musée des Arts décoratifs - Atalante refusait de se marier malgré le souhait de son père Schoenée. Elle finit par consentir à choisir pour époux celui qui la battrait à la course ; tout prétendant qui échouerait serait mis à mort. Hippomène sortit vainqueur de l’épreuve grâce à trois pommes d’or que Vénus lui avait données : il les sema pendant la course et la jeune femme prit le temps de ramasser.

Le Musée des Arts décoratifs de Lyon a acquis, lors de la vente Aguttes du 19 décembre 2013, une tapisserie de Beauvais adjugée 24 225 €. Réalisée dans la première moitié du XVIIIe siècle, elle représente Hippomène, en tête de la course, qui brandit une pomme et se retourne vers Atalante ; celle-ci tient en main l’un des fruits et rattrape déjà le jeune homme.
Les deux personnages se trouvent dans un paysage boisé. L’auteur de la composition a ouvert une perspective au milieu des arbres sagement alignés de part et d’autre d’un ruisseau, entre lesquels surgit un cerf. Des volatiles au milieu de fleurs et de feuillages occupent le premier plan.
La bordure de cette tapisserie est ornée d’une frise de rinceaux, de masques, de trophées, de vases et d’animaux, et marquée au centre de sa partie supérieure par un masque solaire.

L’histoire, racontée notamment par Ovide (10, 560-637), se termine mal puisque Hippomène certes épousa Atalante, mais tous deux furent transformés en lions pour s’être unis charnellement dans un temple. Cet épisode fut illustré par Oudry, alors directeur de la manufacture de Beauvais, pour le projet de la tenture des Métamorphoses.
Noël Hallé représenta quant à lui la course des deux tourtereaux pour le carton d’une pièce de tapisserie qui devait compléter la tenture des Amours des Dieux, mais ne fut jamais tissée.
La galerie Hadjet enfin possède une paire de portières des Gobelins, du Ier tiers du XVIIIe siècle qui, inspirée de la célèbre tenture des Portières des dieux créé par Claude III Audran (1658 – 1734), traite le sujet dans un style plus décoratif.


Bénédicte Bonnet Saint-Georges, mardi 27 mai 2014





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