Une nouvelle galerie consacrée à la peinture du XIXe siècle ouvre à Paris


24/9/13 - Marché de l’art - Paris - Alors que le Musée de la Vie Romantique présente une belle exposition sur les esquisses romantiques (article à venir), une nouvelle galerie consacrée exclusivement au XIXe siècle ouvre ses portes à quelques mètres seulement du musée1, et dédie son exposition inaugurale à l’esquisse peinte et aux dessins préparatoires.


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1. Alexandre-Évariste Fragonard (1780-1850)
Portrait d’homme de profil, vers 1827-1830
Pierre noire et craie blanche - 28 x 20,5 cm
Galerie La Nouvelle Athènes
Photo : Galerie La Nouvelle Athènes
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2. Paul Huet (1803-1869)
Marie-Madeleine à la Sainte-Baume, vers 1835-1840
Huile sur toile - 27 x 35,5 cm
Galerie La Nouvelle Athènes
Photo : Galerie La Nouvelle Athènes

Un tel événement est toujours remarquable tant ce métier devient difficile dans un contexte aujourd’hui peu favorable au marché de l’art. Nous voulons d’autant plus saluer cette ouverture que les deux jeunes galeristes, Damien Dumarquez et Raphaël Aracil de Dauksza, sont de vrais passionnés et de fins connaisseurs. La manière dont ils ont agencé cet espace, tout à fait dans un goût du XIXe, est bien en phase avec les œuvres qu’ils proposent à la vente. On pourra lire ici (en PDF uniquement, car ils n’ont pas pu l’éditer sur papier) le catalogue de cette exposition qui donne à voir des œuvres remarquables, fort intéressantes pour les historiens de l’art et à des prix par ailleurs très raisonnables.
On citera par exemple cette magnifique tête, à la technique impeccable, exécutée par Alexandre-Évariste Fragonard (ill. 1) et qu’ils ont vendue dès l’ouverture. Le dessin est une étude de détail d’une aquarelle acquise par le Louvre en 1987 représentant la découverte macabre d’un couple emmuré.
Certaines œuvres relèvent du romantisme, en écho avec l’exposition du musée : on signalera notamment une Madeleine, rare scène religieuse de Paul Huet que l’on connaît plutôt pour ses paysages (ill. 2) ainsi qu’un esquisse de paysage de ce même artiste.


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3. Ferdinand Humbert (1842-1934)
L’enlèvement de Déjanire, 1878
Huile sur panneau - 32 x 22,5 cm
Galerie La Nouvelle Athènes
Photo : Galerie La Nouvelle Athènes
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4. Jules-Élie Delaunay (1828-1891)
La Mort de Nessus, vers 1870
Huile sur papier marouflé sur panneau - 27 x 35,5 cm
Galerie La Nouvelle Athènes
Photo : Galerie La Nouvelle Athènes

D’autres sont plus tardives, comme deux esquisses respectivement par Ferdinand Humbert et Jules-Élie Delaunay, représentant presque la même scène de la mythologie. Sur la première (ill. 3), on voit Nessus enlevant Déjanire ; sur la seconde (ill. 4), qui se déroule quelques instants plus tard, Hercule (que l’on ne voyait pas sur le tableau précédent) a tiré sa flèche empoisonnée sur le centaure. Le tableau définitif correspondant à cette dernière esquisse est conservé à Nantes.


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5. Luc-Olivier Merson (1803-1869)
La Renommée, vers 1889
Huile sur panneau - 27 x 35,5 cm
Galerie La Nouvelle Athènes
Photo : Galerie La Nouvelle Athènes

On signalera enfin l’une des plus jolies œuvres de cet accrochage qui n’en manque pas : La Renommée en grisaille de Luc-Olivier Merson (ill. 5), préparatoire au ticket d’entrée pour l’Exposition Universelle de 1889 !

English version


Didier Rykner, mardi 24 septembre 2013


Notes

1Galerie La Nouvelle Athènes, 22, rue Chaptal, 75009 Paris. Tél : +33 (0)1 75 57 11 42. Site internet.




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