Un tableau et un dessin de Claudius Lavergne acquis par le Musée des Beaux-Arts de Lyon


11/3/15 - Acquisitions - Lyon, Musée des Beaux-Arts - Élève d’Ingres d’origine lyonnaise, Claudius Lavergne eut une carrière de peintre essentiellement religieux, avant de fonder un atelier de vitraux extrêmement productif : ses verrières se retrouvent dans beaucoup d’églises un peu partout en France1. Il faut aussi un critique d’art, défenseur de la tradition.


JPEG - 200.1 ko
1. Claudius Lavergne (1815-1887)
Le Miracle des roses, 1845
Huile sur toile - 174 x 108 cm
Lyon, Musée des Beaux-Arts
Photo : Galerie La Nouvelle Athènes
JPEG - 211.7 ko
2. Claudius Lavergne (1815-1887)
Sainte Élisabeth de Hongrie, vers 1845
Mine de plomb, craie blanche et aquarelle - 17 x 14,5 cm
Lyon, Musée des Beaux-Arts
Photo : Galerie La Nouvelle Athènes

Le Musée des Beaux-Arts de Lyon vient d’acquérir auprès de la galerie La Nouvelle Athènes à Paris un tableau présenté au Salon de 1845, représentant Le Miracle des Roses. Sainte Élisabeth portant du pain aux pauvres dans les replis de sa robe, rencontre son mari qui lui demande ce qu’elle fait. Prenant peur de sa réaction, elle lui explique qu’elle transporte des roses, puis finit par lui avouer la vérité. Lorsqu’elle dévoile ce qu’elle transporte, des roses se sont substituées au pain !

La question de l’existence d’un mouvement nazaréen français est discutée (voir sur ce site notre critique de l’ouvrage de Michel Caffort). Quoi qu’il en soit, s’il existe des tableaux nazaréens français, celui-ci en fait certainement partie. On admirera moins le pittoresque du costume du mari d’Élisabeth que l’extrême douceur de l’attitude de la sainte, la délicatesse des coloris et la beauté du ciel sur lequel se détache le château. Non moins étonnant : le cadre, créé par Lavergne lui même, où il a peint des guirlandes de rose qui renvoient au sujet du tableau.

Nous avions déjà souligné la qualité de cette œuvre dans un article consacré à une exposition de la galerie (voir la brève du 25/10/14), et signalé qu’elle était accompagnée par un de ses dessins préparatoires pour la tête de Sainte Élisabeth (ill. 2), qui a également été acquis par le Musée des Beaux-Arts de Lyon.
Celui-ci, qui conserve par ailleurs une importante collection de peintures du XIXe siècle français, prend soin d’acquérir régulièrement des œuvres de l’école lyonnaise. Il conservait seulement de Claudius Lavergne un portrait de son père, peu représentatif de son art et déposé au Musée Gadagne.


Didier Rykner, mercredi 11 mars 2015


Notes

1Voir cet article consacré à un de ces vitraux.





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Brèves : Deux aquarelles d’Arosenius pour Sotckholm

Article suivant dans Brèves : Deux figures de Delft pour La Haye