Un dessin de Félicien Rops acquis pour le musée de Namur


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Felicien Rops (1833-1898)
La Sphinge, vers 1882
Gouache, aqaurelle
Namur, Musée Félicien Rops
Photo : Musée Félicien Rops
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18/4/17 - Acquisition - Namur, Musée Félicien Rops - Elles firent scandale, Les Diaboliques, et leur auteur, Jules Barbey d’Aurevilly, fut accusé d’« outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs ». Rédigées à plusieurs années d’intervalle, ces six nouvelles, qui racontent les aventures de six « pécheresses », furent réunies en un recueil paru en 1874 chez Dentu.

Sûr de leur succès, Alphonse Lemerre décida en 1882 de les rééditer et fit appel à Félicien Rops pour les illustrer. L’ouvrage est introduit par La Sphinge dont le dessin a été acheté 95 000 euros auprès d’un collectionneur privé par la Fondation du Roi Baudouin qui l’a été déposé au Musée Félicien Rops à Namur.
Réalisé à la gouache, à l’aquarelle et au crayon, il est le seul dessin en couleur que l’on connaisse de la série ; le Musée d’Orsay en conserve une version au crayon et au lavis. Chaque nouvelle a son illustration : Le Rideau cramoisi, Le Bonheur est dans le crime, Le Dessous de cartes d’une partie de whist, A un dîner d’athées, et enfin La Vengeance d’une femme.

Ici, Satan, habillé comme un dandy, observe une femme nue enlacer une sphinge en pierre. Ces trois personnages se retrouvent dans l’œuvre de Rops. Ainsi, la sphinge, inquiétante, menaçante, fut choisie par l’artiste pour illustrer un recueil de Verlaine, Parallèlement, qui fut finalement publié en 1889 sans son illustration, que Rops tarda a finir ; quant au diable et à la femme, ils sont partout, formant notamment un couple torturé dans une série de cinq compositions intitulée Les Sataniques.


Bénédicte Bonnet Saint-Georges, mardi 18 avril 2017





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