Le Siècle d’or de la peinture danoise Contenu abonnés


Roubaix, Musée d’Art et d’Industrie André Diligent, La Piscine, du 12 octobre 2013 au 12 janvier 2014

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1. Lorenz Frølich (1820 – 1908)
Scène de la mythologie nordique : le roi Svafur force les
nains Durin et Dvalin à lui promettre l’épée Tirfing
, 1839
Huile sur toile - 47 x 53,5 cm
Collection particulière
Photo : A. Leprince

De l’or dans la Piscine... Il ne s’agit pas d’une adaptation de Mélodie en sous sol avec Alain Delon abandonnant prudemment quoiqu’à contre-coeur son pactole au fond de l’eau, mais de la nouvelle exposition du musée de Roubaix (ou plutôt l’une des quatre expositions qui ont débuté en octobre1) : quelque 200 tableaux du XIXe siècle réunis par un collectionneur français (désireux de rester anonyme) évoquent le siècle d’or danois. Ils seront ensuite montrés au Musée Malraux du Havre2. En déclinant les différents genres picturaux (histoire, portrait, scène du quotidien, paysage), le parcours souligne la cohérence et les spécificités d’une peinture, d’une époque et d’un pays. C’est aussi l’occasion de se pencher sur l’histoire de l’histoire de l’art au Danemark en analysant la notion d’« âge d’or » associée – trop généreusement ? - à la production picturale de la première moitié du XIXe siècle. Cette période qui s’étend officiellement de 1818 à 1844 (ou 1848) précisément, est encadrée par deux hérauts de l’art danois : Christoffer Wilhelm Eckersberg (1783-1853) surnommé « le père de la peinture danoise », qui entra à l’Académie en 1818, et Bertel Thorvaldsen, sculpteur célèbre dans toute l’Europe qui mourut en 1844, tandis qu’un musée consacré à son œuvre ouvrit quatre ans plus tard. Entre ces deux dates et ces deux artistes, toute une génération de peintres participa à la quête d’identité d’un pays réduit comme peau de chagrin : dépossédé de la Norvège en 1814, puis des duchés de Schleswig et du Holstein en 1864, le Danemark se retrouva isolé sur le continent, coupé de la Scandinavie.

On ne peut pas dire que les artistes danois soient passés à la postérité pour leurs peintures d’histoire ; leurs paysages et leurs scènes d’intérieur ont eu et…

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