Le Pélican gastronome d’Emmanuel Frémiet acquis par le Petit Palais


24/2/16 - Acquisition - Paris, Musée du Petit Palais - Catherine Chevillot, auteur du catalogue de la rétrospective Emmanuel Frémiet qui avait eu lieu en 1988-1989 à Dijon et à Grenoble et qui liste l’ensemble des œuvres de l’artiste, répertorie sous le n° S113 Le Pélican gastronome, une sculpture unique haute de 1,10 m, et alors de localisation inconnue.


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1. Emmanuel Frémiet (1824-1910)
Le Pélican gastronome, 1890
Bronze à patine dorée en trois éléments - H. 110 cm
Paris, Musée du Petit Palais
Photo : Artcurial
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2. Emmanuel Frémiet (1824-1910)
Le Pélican gastronome, 1890 (détail)
Bronze à patine dorée en trois éléments - H. 110 cm
Paris, Musée du Petit Palais
Photo : Artcurial

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2. Emmanuel Frémiet (1824-1910)
Le Pélican gastronome dans l’hôtel
de Stéphane Darvillé
Photo ancienne

Ce bronze à patine dorée, qui faisait partie de la collection de Pierre Hebey dispersée aux enchères par Artcurial, a été préempté hier 23 février par le Musée du Petit Palais pour 76 200 €.
Il fut commandé au sculpteur en 1890 par l’industriel et banquier Stéphane Dervillé, pour son hôtel particulier situé à Paris, 35 rue Fortuny, auparavant habité par Sarah Bernhardt. Une photo ancienne montre comment l’œuvre était placée sur à droite sur le manteau de la cheminée de la salle à manger. Le pélican nourrit ses petits de poisson, l’un d’eux se trouvant en contrebas et tendant désespérément le cou, ce qui donne à l’ensemble un effet comique. Selon le catalogue de la vente, un pendant se trouvait à gauche : L’Ours aux bulles de savon1. Quatre autres sculptures par Frémiet faisaient également partie de la collection du banquier : deux lustres (Serpent boa offrant une pomme à un masque et Colimaçons) et deux bronzes fantastiques représentant Ravachol et Chauchard (une photo ancienne les montrent perchées sur des colonnes aux chapiteaux historiés)2. Toutes ces sculptures furent dispersées en vente publique en 1970.

Cette acquisition particulièrement heureuse vient renforcer le fonds de sculptures XIXe du Petit Palais qui devraient bientôt être beaucoup plus largement exposé dans le musée qu’il ne l’avait été ces dernières années.


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4. Emmanuel Frémiet (1824-1910)
Singe aux bulles de savon
Bronze - H. 172 cm
Localisation actuelle inconnue
Photo d’un catalogue de vente 1976

Didier Rykner, mercredi 24 février 2016


P.-S.

25/2/16 - Nous pensions bien qu’un lecteur de La Tribune de l’Art pourrait éclaircir l’affaire de l’ours ou du singe aux bulles de savon. Nous remercions David Simonneau de nous avoir communiqué ces informations. Pas davantage que dans le catalogue de l’exposition Frémiet il n’y a de trace, dans le catalogue de la vente de 1970, d’un ours, mais bien d’un Singe aux bulles de savon qui repassa en vente en 1976 (ill. 4).
Le 28 février 1970, c’est bien le décor de l’hôtel, dépecé, qui fut mis aux enchères (cheminée, mosaïques, sculptures, vitraux...).


Notes

1Cette sculpture ne semble cependant pas répertoriée dans le catalogue de l’exposition.

2Le catalogue de 1988 répertorie aussi un Singe aux bulles de savon, qui n’est pas cité par la notice Artcurial. Y-a-t-il une confusion entre ours et singe aux bulles de savon ?





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