France-Allemagne(s) 1870-1871. La guerre, la Commune, les mémoires Contenu abonnés


Paris, Musée de l’Armée, du 13 avril au 30 juillet 2017.

Le conflit franco-allemand de 1870-1871 fut le premier pour lequel une guerre fut transcrite en exposition et ainsi immédiatement interprétée. En France comme en Allemagne on collecta des pièces – essentiellement militaires – ayant valeur de témoignages historiques que l’on mit en scène dans des musées des armées reconvertis ou des musées mémoriaux créés pour l’occasion. L’Arsenal de Berlin fut transformé en «   temple de la gloire pour l’armée prussienne  » en 1875 tandis qu’à l’instar du musée de l’Armée royale bavaroise de Munich, fondé en 1879, les différents états de l’Empire Allemand mirent en scène leur propre vision du conflit. A Paris, le Musée de l’Armée, né en 1905 de la fusion du musée impérial d’Artillerie et du musée historique de l’Armée républicain, occupe une place particulière. S’il doit effectivement son fondement au conflit de 1870-71, ce dernier n’en est pas le sujet et n’y sera exposé qu’à partir de 1911 de façon réduite, bien que les collections relatives à cette période soient très riches. Aujourd’hui encore le parcours permanent du musée découpé chronologiquement situe cette guerre à cheval entre les départements moderne et contemporain et ne permet pas de la présenter de façon exhaustive. Loin des capitales, des musées d’un genre nouveau, les musées mémoriaux de batailles, prennent place sur les lieux des combats, aux côtés des nombreux monuments aux morts érigés, de part et d’autre de la frontière, à Gravelotte ou Rezonville comme à Bazeilles ou Mars-la-Tour.


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1. Alphonse de Neuville (1835-1885)
Les dernières cartouches ou
Défense d’une maison cernée par l’ennemi, 1873
Huile sur toile - 138 x 198 cm
Bazeilles, Maison de la Dernière Cartouche
Photo : RMN-GP/Hervé Lewandowski
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Cette floraison de nouveaux vecteurs commémoratifs, célébrant la victoire d’un côté, glorifiant la défaite de l’autre, ne suffit pas à retenir cette guerre de sombrer dans l’oubli, plongée dans l’ombre des deux conflits mondiaux du XXe…

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