Interview de Ger Luijten, directeur de la Fondation Custodia Contenu abonnés


Depuis un peu plus d’un an (le 1er juin 2010 exactement), l’Institut Custodia a un nouveau directeur, Ger Luijten. Celui-ci a succédé à Mària van Berge-Gerbaud, partie à la retraite.
Nous avons souhaité interviewer Ger Luijten pour faire le point sur les projets de la Fondation Custodia. Nous abordons également la question des acquisitions, nombreuses, qu’il a réalisé depuis son arrivée, et auxquelles nous consacrerons prochainement plusieurs articles.

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Ger Luijten dans le bureau aménagé
par Frits Lugt en intérieur néerlandais du XVIIe siècle
Photo : Didier Rykner
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Quel a été votre parcours avant de devenir directeur de la Fondation Custodia ?

Ce n’est qu’à l’âge de 23 ans que j’ai commencé mes études d’histoire de l’art. Mon métier d’origine était professeur de dessin ce qui m’a beaucoup aidé pour la connaissance des techniques. J’ai d’abord été éditeur des séries Hollstein qui cataloguent les estampes des graveurs nordiques – je fais d’ailleurs toujours partie du conseil. Puis je suis devenu conservateur au musée Boijmans de Rotterdam de 1987 à 1990 où j’ai fait notamment le grand catalogue From Pisanello to Cézanne, une exposition qui a eu lieu à la Pierpont Morgan Library. Ensuite, je suis entré au Rijksmuseum comme conservateur en chef au cabinet des Estampes, avant d’en devenir le directeur en 2001, et je me suis alors occupé non seulement des gravures mais aussi des dessins et des photographies que ce cabinet conserve.
L’ambiance était idéale à Amsterdam, mais j’avais envie d’un changement de décor. Et il est vrai que la très longue fermeture du musée pour travaux a également joué : je faisais auparavant au moins une grande exposition tous les deux ans, mais cela n’est actuellement plus possible. Je souhaitais aussi travailler dans un autre contexte, à l’étranger. Cela aurait pu être aussi en Italie ou aux Etats-Unis…
Il y a eu une annonce pour ce poste dans Le Monde, dans l’International Herald Tribune et dans un autre journal aux Pays-Bas. Mais j’étais depuis longtemps au courant que Mària van Berge partait à la retraite et devait être remplacée.
Je suis aujourd’hui très heureux d’être là. J’ai une énorme admiration pour ce qu’a créé Frits Lugt, et j’aimerais pouvoir continuer pendant une dizaine d’années, et même plus. La mission de la Fondation Custodia, inscrite dans ses statuts, est de servir l’histoire de l’art, c’est un mandat considérable.

On parle toujours de Fondation Custodia et d’Institut Néerlandais… Quelle est la différence ?

L’Institut Néerlandais était aussi un projet de Frits Lugt, mais la Fondation Custodia est complètement indépendante. L’Institut Néerlandais a pour mission de présenter au public français une palette complète de la culture néerlandaise : la langue, la littérature, le design, le cinéma avec la projection de films sous-titrés, mais aussi l’histoire de la mode… C’est comparable à ce que fait la Maison du Danemark ou de la Suède par exemple.
Il y a deux bâtiments différents, l’un pour la Fondation, l’autre pour l’Institut, mais lorsque nous organisons des expositions, c’est dans l’Institut. De même, la bibliothèque se trouve à l’Institut alors que nous avons en charge toute la partie liée à l’histoire de l’art. Comme je l’ai déjà dit, notre mission est de servir l’histoire de l’art. La mise en ligne des marques de collection par exemple, a été prise en charge par la Fondation Custodia, en collaboration avec le Musée du…

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