Expositions de paysages à Strasbourg et à Colmar Contenu abonnés


L’Alsace pittoresque. L’invention d’un paysage 1770-1870, Colmar, Musée d’Unterlinden, du 25 mars au 26 juin 2011.

Le goût de la nature. Paysages des XIXe et XXe siècles, Strasbourg, Musée des Beaux-Arts, du 24 mars au 15 août 2011.

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1. Antoine Chintreuil (1814-1873)
Le soleil boit la rosée
Huile sur toile - 225 x 165 cm
Strasbourg, Musée des Beaux-Arts
Photo : Musées de la Ville de Srasbourg/M. Bertola
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Strasbourg et Colmar montrent des paysages. Dans un cas comme dans l’autre, et pour des raisons différentes, le résultat est malheureusement assez décevant.

Nous passerons rapidement sur l’exposition strasbourgeoise. A vrai dire, il ne s’agit pas réellement d’une exposition, mais d’un accrochage de peintures appartenant au Musées des Beaux-Arts et au Musée d’Art Moderne et Contemporain de la ville auxquelles s’ajoutent des œuvres provenant du Musée d’Unterlinden à Colmar. Les tableaux sont accrochés par thèmes banals (l’eau, la campagne, l’arbre, la ville...) plus ou moins interchangeables. L’ouvrage qui accompagne cette manifestation n’est pas non plus vraiment un catalogue mais un album, presque sans texte, et sans notices.
Le seul avantage de ce type de manifestation est qu’il permet de sortir certaines œuvres des réserves1 et de mener des restaurations fondamentales. C’est le cas, par exemple, pour une grande toile d’Antoine Chintreuil, Le soleil boit la rosée (ill. 1), qui ne pouvait pas être exposé en raison de son état et qui constitue une belle redécouverte justifiant à elle seule ce travail muséographique. Notons aussi que la Galerie Heitz présente des dessins et des gravures qui révèlent là encore des œuvres ou des artistes peu connus, comme cette estampe d’Heinrich Johann Vogeler (ill. 2) dont on ne saura malheureusement rien, puisque le catalogue n’en dit pas un mot. Mais il est tout de même dommage d’avoir dû rentrer dans les réserves des pans entiers de la collection, notamment les œuvres nordiques qui avaient récemment fait l’objet d’un très bon catalogue (voir l’article).


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2. Heinrich Johann Vogeler (1872-1942)
L’Alouette, 1899
Eau-forte - 35,6 x 27,5 cm
Strasbourg, Musée des Beaux-Arts
Photo : Musées de la Ville de Srasbourg/M. Bertola
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