Deux tableaux victoriens vendus par un musée anglais Contenu abonnés


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1. Herbert James Draper (1854-1920)
La Sirène, 1894
Huile sur toile - 120 x 217,5 cm
Vendu par le Royal Cornwall Museum
Photo : Christie’s
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28/7/10 – Deaccessioning – Truro, Royal Cornwall Museum – En Europe, les Pays-Bas demeurent un des seuls pays à pratiquer, rarement mais régulièrement, ce que les anglo-saxons appellent deaccessionning, c’est-à-dire le fait, pour les musées, de vendre leurs œuvres (voir brève du 29/7/07). Il n’existe d’ailleurs pas de mot français équivalant à ce que l’on pourrait traduire par « désacquisition ».

Le Royaume-Uni est également concerné (voir brève du 29/2/08), et la vente en juin chez Christie’s Londres par le Royal Cornwall Museum à Truro de deux tableaux victoriens très importants constitue une nouvelle manifestation inquiétante de cette dérive.
Le premier, La Sirène, par Herbert James Draper (ill. 1), a été adjugé à Londres pour 937 250 £ le 16 juin 2010, le second Esclavage, entouré de son très beau cadre égyptien (ill. 2) et proposé initialement dans une vacation londonienne le 15 juin, estimé 2 à 3 millions de livres, n’a pas atteint le prix de réserve mais a été cédé après la vente à un prix non divulgué, probablement proche de l’estimation basse.

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2. Ernest Normand (1859-1923)
Esclavage, 1895
Huile sur toile - 184 x 307 cm
Vendu par le Royal Cornwall Museum
Photo : Royal Cornwall Museum
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Il existe au Royaume-Uni un code « éthique », édicté par la Museums Association qui regroupe tous les musées britanniques et les professionnels y travaillant. Il est d’usage qu’un établissement souhaitant vendre des œuvres lui demande son avis. Celui-ci a été positif, sous prétexte notamment que l’institution en avait absolument besoin « pour assurer la stabilité financière à long terme des collection du musée », qu’il s’agissait de «  circonstances exceptionnelles » et que les œuvres vendues ne faisaient pas partie du « cœur de ses collections ».
Ces arguments, qui ne suffiraient…

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