
- 1. François Chifflart (1825-1901)
Hercule assis, vers 1865
Fusain, lavis et gouache - 35 x 25 cm
Saint-Omer, Musée de l’Hôtel Sandelin
Photo : Musée de l’Hôtel Sandelin
25/1/13 - Acquisitions - Saint-Omer, Musée de l’Hôtel Sandelin - Né en 1825, François Chifflart, élève de Léon Cogniet, obtint le Prix de Rome en 1851 avec Périclès au lit de mort de son fils. Il fait partie de ces artistes que l’on peut qualifier de romantiques tardifs, aimant les compositions mouvementées et les sujets fantastiques. Son caractère difficile et son refus des compromis entravèrent sa carrière de peintre, et il se tourna de plus en plus vers l’eau-forte dont il se fit une spécialité, et vers l’illustration, à la gravure sur bois, notamment des œuvres de Victor Hugo dont il fut proche. En 1993, il fit l’objet d’une petite exposition (et d’un catalogue) au Musée d’Orsay (François Chifflart graveur et illustrateur).
Le Musée Sandelin de Saint-Omer, ville natale de l’artiste, possédait déjà onze tableaux de Chifflart ainsi que quelques dessins et estampes. Il a acquis récemment, auprès de la galerie Xavier Seydoux à Paris, un lot de six dessins au fusain et d’une gouache qui lui permettent de compléter ce fonds auquel devrait être consacré bientôt une exposition-dossier.
La gouache (en réalité un dessin gouaché) représente Hercule assis, appuyé sur sa massue (ill. 1). L’œuvre est datée par le musée autour de 1865. On connaît au moins un autre dessin de l’artiste représentant le demi dieu, en train de combattre le lion de Némée, conservé au Musée départemental de l’Oise.

- 2. François Chifflart (1825-1901)
Académie d’homme, vers 1845
Fusain - 35 x 25 cm
Saint-Omer, Musée de l’Hôtel Sandelin
Photo : Musée de l’Hôtel Sandelin

- 3. François Chifflart (1825-1901)
Académie d’homme, vers 1845
Fusain - 35 x 25 cm
Saint-Omer, Musée de l’Hôtel Sandelin
Photo : Musée de l’Hôtel Sandelin
Deux autres dessins sont des académies d’hommes (ill. 2 et 3) assez conventionnelles et datant des années de formation de Chifflart à l’École des Beaux-Arts. Le premier est d’ailleurs signé, au verso, à la fois par l’artiste et par son maître Léon Cogniet.

- 4. François Chifflart (1825-1901)
Jeunes romaines s’entretenant, vers 1850
Fusain - 35 x 25 cm
Saint-Omer, Musée de l’Hôtel Sandelin
Photo : Musée de l’Hôtel Sandelin

- 5. François Chifflart (1825-1901)
Allégorie de la Justice (?)
Fusain - 35 x 25 cm
Saint-Omer, Musée de l’Hôtel Sandelin
Photo : Musée de l’Hôtel Sandelin
Deux feuilles représentent des figures probablement préparatoires à des compositions peintes ou gravées (sur un nombre de deux cents estampes environ, cité par Léonce Viltart en 1897, seule une centaines est connue1, ou à des illustrations. L’une est identifiée par le musée comme Deux jeunes romaines s’entretenant (ill. 4) et fait penser un peu, par le sujet mais aussi par le style, à Thomas Couture, tandis que l’autre figure une allégorie, peut-être la Justice (ill. 5).

- 6. François Chifflart (1825-1901)
Paysage rocheux
Fusain - 25 x 35 cm
Saint-Omer, Musée de l’Hôtel Sandelin
Photo : Musée de l’Hôtel Sandelin

- 7. François Chifflart (1825-1901)
Paysage de la campagne romaine au troupeau de chèvres, vers 1850
Fusain - 25 x 35 cm
Saint-Omer, Musée de l’Hôtel Sandelin
Photo : Musée de l’Hôtel Sandelin
Enfin, l’ensemble acheté par le Musée de Saint-Omer est complété par deux dessins de paysage (ill. 6 et 7) dont la technique, là encore, n’est pas sans évoquer Thomas Couture.

- 8. François Chifflart (1825-1901)
La Conscience, 1877
Fusain - 56,7 x 41,4 cm
Paris, Maison de Victor Hugo
Photo : D. R.
Pour conclure cette brève consacrée à Chifflart, nous ne pouvons résister au plaisir de montrer ici l’un de ses chefs-d’œuvre, un dessin préparatoire à une illustration de la Légende des Siècles, une gravure sur bois qui fut exécutée par Joliet, que conserve la Maison de Victor Hugo (ill. 8).
