Courbet - Clésinger : œuvres croisées Contenu abonnés


Ornans, Musée Courbet, du 2 juillet au 3 octobre 2011.

A l’occasion de sa réouverture, le Musée Courbet accueille dans de nouveaux espaces (voir l’article) une exposition qui confronte les peintures du maître d’Ornans aux sculptures d’un autre artiste franc-comtois : Jean-Baptiste, dit Auguste, Clésinger. La réunion d’une cinquantaine d’œuvres suffit à rendre éloquent ce dialogue artistique et à évoquer l’émulation culturelle et politique d’une époque.


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1. Jean-Baptiste, dit Auguste Clésinger (1814-1883)
Femme piquée par un serpent, 1847
Marbre, 56,5 x 180 x 70 cm
Paris, Musée d’Orsay
Photo : RMN/Musée d’Orsay/Jean Schormans
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2. Gustave Courbet (1819-1877),
Nu couché, 1866
Huile sur toile - 50 x 65 cm
La Haye, Collection Mesdag
Photo : Mesdag Collection
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Le catalogue enrichit le propos par les essais d’historiens d’art et de conservateurs, notamment Anne Pingeot qui étudie la place de Clésinger parmi les sculpteurs du XIXe siècle, et Edouard Papet qui s’intéresse au moulage sur nature entre 1850 et 1880, mais aussi par les points de vue plus inattendus d’un collectionneur, d’un philosophe (« peinture – sculpture, matière de l’âme et secret du corps ») et d’un psychanalyste (« La Belle et la Bête », analyse de La Femme au perroquet et de La Femme piquée par un serpent).

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3. Gustave Courbet (1819-1877)
La Bacchante, vers 1844-1849
Huile sur toile - 65 x 81 cm
Remagen, Musée Arp
Photo : Collection Rau pour l’Unicef/Horst Bernhard
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Courbet et Clésinger se rencontrèrent à l’Ecole d’art de Besançon, mais c’est à Paris qu’ils se lièrent d’amitié. Refusant la voie académique, ils tendirent vers une réalité sans artifices et cherchèrent leur inspiration auprès de la femme et dans la nature, qu’ils délestèrent de toute idéalisation, ou presque. L’Histoire et la mythologie sont des détours souvent nécessaires pour représenter un nu sans offenser un public pudibond ; Clésinger le comprit lorsqu’il exposa au Salon de 1847 sa fameuse sculpture Rêve…

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