Chronique Semaine de l’Art n° 9 : Exposer les grands formats Contenu abonnés


Ce texte est la transcription de la chronique de l’émission La Semaine de l’Art n° 9 du 7 mars 2014.

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Jean Alaux (1783-1858)
Intérieur de la Basilique de Saint-Pierre de Rome. Section A
Huile sur toile - 1750 x 4000 cm
Paris, Musée du Louvre
Photo : RMN-GP/D. Arnaudet/J. Schormans

Nous avons publié aujourd’hui un article consacré au réaccrochage, au Musée de Picardie à Amiens, de plusieurs tableaux de grand format récemment restaurés ou en attente de restauration et qui, pour certains, n’avaient pas été vus depuis le XIXe siècle.
Cette initiative, qui se veut systématique même si sa réalisation est forcément liée à la recherche et à l’obtention de financements, soit publics, soit privés grâce au mécénat, est rare dans les musées français. Par désintérêt ou méconnaissance, parce qu’on pense souvent à raison qu’il n’y a pas de places pour les exposer et que cela va coûter très cher pour un résultat qui ne fera pas déplacer les foules, ces grandes toiles du XIXe siècle (on parle là de tableaux qui dépassent souvent les deux mètres de côté) mais aussi parfois du XVIIe siècle (je pense à certains mays de Notre-Dame par exemple) ou du XVIIIe siècle restent dans les réserves, le plus souvent roulées, parfois même jamais photographiées. Ces tableaux sont ainsi oubliés et, à terme, risquent de disparaître.

On pense également à des œuvres totalement hors normes comme les « néoramas » – une variante des panoramas, immenses toiles peintes en 1828 par Jean Alaux et représentant l’une Saint-Pierre de Rome (ill.), l’autre l’Abbaye de Westminster à Londres. Elles mesurent chacune environ 20 mètres de haut sur 60 mètres de large ! Il faudrait, dans ce cas précis, construire dans un musée un bâtiment spécifiquement adapté pour les accueillir. Le Louvre y avait pensé, dans le cadre de son annexe lensoise. L’idée était excellente et aurait davantage justifié la construction de cette antenne. Hélas. Daniel Percheron, le tout puissant président de la Région Nord-Pas-de-Calais, trouvait cela « trop religieux » (sic). Nous avions interrogé à l’époque le Conseil Général qui avait…

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