Catalogues des expositions Manet en 2003 Contenu abonnés


Auteur : Juliet Wilson-Bareau et David Degener

La saison 2002-2003 aura été faste pour la connaissance de Manet. Il y eut d’abord l’exposition Manet/Velázquez qui, à Paris comme à New York, rappela en quoi l’hispanisme du peintre était à la fois profond, réfléchi, varié et accordé à son temps. C’est tout le XIXe siècle en France dont on réexamina le ténébrisme et la volonté de simplification formelle, de Chassériau et Ziegler au réalisme des années 1860. De juin à août 2003, toujours au Met, Juliet Wilson-Bareau organisa par la suite un dossier centré sur Le Combat du Kearsarge et de l’Alabama et l’intérêt de Manet pour cet épisode de la guerre de sécession. Une fois de plus, preuve était faite que ce peintre, inventeur présumé de la peinture sans sujet, s’était ingénié à réagir à l’actualité politique pour produire sans tarder un « tableau à sensation » comme Monet le dira de l’Évasion de Rochefort en 1881...
Entre la recherche des sources et la réactivation de significations perdues, deux nouvelles expositions viennent de débuter, l’une à Madrid, l’autre à Chicago, qui mettent toutes deux en lumière bien des aspects un peu négligés de l’œuvre. On se contentera ici d’évoquer les deux publications exemplaires qui les accompagnent. Partenaire indispensable de Manet/Velázquez, le Prado n’a pas souhaité recevoir l’exposition telle quelle, préférant organiser une rétrospective de l’œuvre de ce Français qui aima tant l’Espagne. C’est la première depuis 1983 qui ait une ampleur et une cohérence comparables. Si le tropisme espagnol de Manet est loin d’être négligé, l’exposition conçue par Manuela B. Mena Marquès ne se borne pas à inventorier ce qu’il doit à Velázquez, Goya, voire Zurbaran et Greco. Les longues notices du catalogue, avec le recul critique nécessaire, font écho aux différentes sensibilités de la recherche actuelle. L’ouverture d’esprit dont témoigne cette publication très soignée aux plus récents travaux anglo-saxons (Nancy Locke, Therese Dolan, Carol Armstrong, etc. ) mérite d’être soulignée. Ce qui…

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