Un ouvrage de l’architecte Fontaine préempté par le Centre des Monuments Nationaux


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1. Pierre-François-Léonard Fontaine (1762-1853)
Vue de la Galerie d’Orléans au Palais Royal, 1834
Gravure rehaussée à l’aquarelle
Centre des Monuments Nationaux
Photo : Artcurial

20/11/14 - Acquisition - Paris, Centre des Monuments Nationaux - Le Centre des Monuments Nationaux a préempté un exemplaire de l’ouvrage de Pierre-François-Léonard Fontaine intitulé l’Histoire du Palais Royal lors de la vente Artcurial du 18 novembre pour 19 500 euros (frais inclus).

Tour à tour architecte du gouvernement, premier architecte de l’Empereur, architecte de Paris, du Roi et du duc d’Orléans, au gré de l’évolution du titre, Fontaine se voit confier la réhabilitation du Palais Royal entre 1814 et 1831. Souhaitant faire connaître l’édifice dans son ensemble et dans ses moindres détails il publie deux ouvrages illustrés, le premier en 1834, Histoire du Palais Royal, et le second, Le Palais Royal domaine de la Couronne, en 1837. Tout à la fois recueils d’illustrations gravées, pour moitié rehaussées par l’auteur à l’aquarelle, et descriptions détaillées des travaux, ils témoignent très précisément de l’édification et de la réhabilitation de ce Palais partiellement détruit à la Révolution.


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2. Pierre-François-Léonard Fontaine (1762-1853)
Salon de service de l’aile du milieu, 1834
Gravure rehaussée à l’aquarelle
Centre des Monuments Nationaux
Photo : Artcurial
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3. Pierre-François-Léonard Fontaine (1762-1853)
Cabinet du Conseil de l’aile du milieu
sur la cour d’entrée
, 1834
Gravure rehaussée à l’aquarelle
Centre des Monuments Nationaux
Photo : Artcurial

L’exemplaire acquis par le Centre des Monuments Nationaux a, selon une annotation, été sauvé du pillage du bureau du Palais Royal pour se retrouver dans la collection de Fontaine puis être conservé par héritage par sa fille puis sa petite fille. Resté dans sa descendance il passe ensuite dans la collection de Paul Glasson, grand père de l’actuel propriétaire. Comme le précise la notice du catalogue, les gravures aquarellées ont été conservées à l’abri de la lumière et ont ainsi gardé la vivacité de leurs coloris. Dévoilant les aménagements intérieurs, les décors et l’ameublement des différentes pièces et cabinets du Palais, elles sont un important témoignage de l’histoire du goût sous la Monarchie de Juillet.


Julie Demarle, vendredi 21 novembre 2014





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