Rodin et le bronze. Catalogue des œuvres conservées au Musée Rodin Contenu abonnés


Auteur : Antoinette Le Normand-Romain

jpg-couverture_rodin_bronze-jpgC’est une véritable somme documentaire que publie le Musée Rodin en livrant le fruit de nombreuses années de recherches consacrées aux bronzes du maître et en faisant le point sur les problèmes spécifiques (techniques, historiques, légaux) posés par le sujet. On ne peut donc que louer ces deux forts volumes qui, n’en doutons pas, seront désormais la bible de tous les intervenants du monde de l’art lorsqu’il s’agira d’étudier, identifier, documenter des bronzes de l’auteur du Penseur. C’est bien ainsi comme un outil de travail qu’il faut considérer cet ouvrage scientifique et non comme un livre d’art qu’il n’est pas, mais qu’il aurait peut-être pu être. On est en effet surpris au premier abord par sa maquette légèrement désuète (choix des corps et des polices de caractères, titres trop gras, répartition des images) et qui fleure un peu les années 1970. Il en va de même du papier glacé, assez démodé, et des photographies : sur 455 sculptures étudiées (824 pages) 32 seulement sont reproduites en couleurs ! Étant donné le prix élevé des volumes, on peut s’étonner de cette parcimonie d’autant que les conséquences n’en sont pas négligeables. Certes, encore une fois, il s’agit d’un catalogue raisonné, mais la sculpture, parent pauvre des musées et domaine souvent négligé par le public, ne souffre-t-elle pas de ce laminoir qu’est la reproduction en noir et blanc ? Un mince cahier en couleurs, au début du premier volume (comme au bon vieux temps), ne suffit pas à corriger cette impression de tristesse alors que se succèdent ensuite ces centaines de bronzes, dont un assez grand nombre reproduits en pleine page, tous désespérément « noirs ». Les textes remarquables du livre n’insistent-ils pas, à l’instar du sculpteur lui-même, sur l’importance des patines sans lesquelles un bronze n’est à peu près rien ? On objectera que la photographie d’une sculpture n’est jamais qu’un pis-aller, impropre à restituer le volume et le relief des œuvres et que le maître n’a lui-même…

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