Le maire, le musée et Twitter Contenu abonnés


Donald Trump est devenu un exemple des dangers de laisser un homme politique tweeter directement sans le contrôle de chargés de communication. Nous en avons décelé un deuxième en France, et il s’agit d’une affaire qui concerne les musées. Celle-ci est donc particulièrement instructive, raison pour laquelle je vais1 ici même décrypter les tweets de Monsieur Jean-Pierre Gorges, député-maire de Chartres et candidat déclaré (mais qui n’a pas encore les parrainages nécessaires) à la Présidence de la République.

Pour justifier la fermeture du Musée des Beaux-Arts de Chartres, le maire de la ville donne au moins deux raisons. Aucune, bien entendu, n’est bonne.

Première explication donnée par le maire :

Faux, bien sûr : si le bâtiment est en mauvais état, et si certaines pièces sont condamnées depuis plusieurs années, le bâtiment ne s’écroule pas et les collections et les visiteurs ne sont pas en danger. Dans le cas contraire, une visite de la commission de sécurité aurait imposé la fermeture, ce qui n’est pas le cas. Le musée pouvait parfaitement continuer dans les mêmes conditions, d’autant que d’après le Conseil départemental, le bâtiment était encore laissé six mois à la disposition de la mairie, gratuitement (voir article de L’Écho Républicain de ce jour).

Faux, bien sûr : Pour le maire de Chartres, le mauvais état du palais épiscopal est dû à l’absence de travaux et d’entretien du Conseil départemental, propriétaire. Sauf que de 1914 à 2013, la ville de Chartres l’occupait avec un bail emphytéotique. Et le moindre étudiant en droit sait que le bail emphytéotique impose au locataire (dénommé l’emphytéote) les travaux d’entretien et de restauration. Jamais ce…

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