Le Goya de la collection Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent donné au Louvre Contenu abonnés


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Francisco Goya (1746-1828)
Portrait de Don Luis Maria de Cistué, 1791
Huile sur toile - 133 x 114,7 cm
Paris, collection Pierre Bergé-
Yves-Saint-Laurent, don annoncé au
Musée du Louvre
Photo : D. R.
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1/10/08 – Acquisition – Paris, Musée du Louvre – À l’occasion de la conférence de presse annonçant la dispersion aux enchères de la collection d’Yves Saint-Laurent et de Pierre Bergé, ce dernier a mentionné la donation au Louvre du Portrait de Don Luis Maria de Cistué par Goya1. La vente qu’on qualifie déjà de « vente du Siècle », parce qu’elle proposera de œuvres sans équivalent sur le marché depuis des décennies, aura lieu dans la nef du Grand Palais du 23 au 25 février 2009, sous l’égide de Christie’s2.

Le secret et le mystère entouraient l’ensemble réuni par le grand couturier et l’homme d’affaires, les œuvres ayant été rarement prêtées à des expositions3, tant l’idée de se séparer, même temporairement, d’une pièce était un arrachement pathologiquement insupportable à Yves Saint-Laurent (c’est particulièrement le cas du Goya, dont le prêt promis au Prado avait dû être annulé au dernier moment). Si cette collection possède une aura mythique, c’est qu’elle est chargée de l’histoire de ses propriétaires, de leur passion pour l’art et le marché de l’art (au point que Pierre Bergé est devenu « auctioneer ») et d’un va et vient entre leurs trésors et la création ( la robe Mondrian, la mode exposée au musée …). Ils appartenaient à cette classe de collectionneurs qui savent faire cohabiter des peintures, des dessins et des sculptures par les plus grands génies avec des objets anonymes de qualité exceptionnelle ou d’art non-européen, soit par analogies formelles ou mentales, en faisant dialoguer, de façon inattendue, l’art classique avec le XXe siècle. Cette tradition assez française, où la sûreté de goût et la curiosité l’emportent sur une somme scolaire d’histoire de l’art remonte au XIXe siècle, passant ensuite à Jacques Doucet, à Charles…

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