Lady Godiva, un tableau de Jules Lefebvre restauré Contenu abonnés


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1. Jules Lefebvre (1834-1912)
Lady Godiva, 1890
Huile sur toile - 620 x 390 cm
Amiens, Musée de Picardie
Photo : Claude Gheerbrant

26/6/13 - Restauration, accrochage - Amiens, Musée de Picardie - Selon une légende médiévale anglaise, Lady Godiva aurait traversé la ville de Coventry à cheval. Entièrement nue. Son époux Leofric, comte de Murcie, écrasait les habitants de lourdes taxes et Lady Godiva le supplia à maintes reprises de les alléger. Il finit de guerre lasse par lui affirmer qu’il cèderait le jour où elle traverserait la ville dans le plus simple appareil. Elle le prit au mot. L’histoire est racontée par Roger de Wendover moine de Saint-Alban en 1188, soit un siècle après les faits supposés. C’est ce qu’on retiendra de ces personnages qui firent pourtant construire un prieuré bénédictin en 1043 dont le développement favorisa l’essor de la cité.
Quoi qu’il en fût, la traversée de Godiva resta dans les mémoires, variant d’une version à l’autre : l’une précise que la pudeur de la jeune femme fut protégée par ses longs cheveux, une autre ajoute que tous les habitants, par respect et par reconnaissance pour leur dame restèrent enfermés chez eux pour ne pas la voir ; on raconte aussi qu’un voyeur, Peeping Tom, osa la regarder et devint aveugle. Dès 1678 et aujourd’hui encore la ville de Coventry organise chaque année une procession en mémoire de cet événement.

C’est cette histoire qu’a choisi de représenter Jules Lefebvre, dans un tableau monumental qui eut son succès au Salon de 1890. Le critique Georges Lafenestre1 admira les « carnations fines et tendres  » et la manière dont « M. Jules Lefebvre a montré sa science et sa conscience de dessinateur attentif, son sentiment délicat, et élevé de la beauté féminine », l’excusant volontiers de « n’avoir pas dans la touche plus d’ampleur et plus de chaleur et de ne point viser à cette désinvolture impertinente qui éblouit les amateurs superficiels. » Les Anglais bien sûr, voulurent acheter l’œuvre mais…

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