Joie de vivre Contenu abonnés


Lille, Palais des Beaux-Arts, du 26 septembre au 17 janvier 2016.

JPEG - 177.5 ko
1. Vue de l’exposition
Jan Steen (1626-1679), Le Ménétrier, 1670
Lille, Palais des Beaux-Arts
Guy Peellaert (1934-2008),
Strawberry Fields (The Beatles), 1970-1973
France, collection particulière Claundine Boni
Photo : Ph.V.
Voir l'image dans sa page

Youpi, youpla-boum, tagada tsoin tsoin, la joie de vivre éclate au Palais des Beaux-Arts de Lille qui ose réunir Picasso, Bouguereau, Coypel, Boucher, Murakami, Girodet, Baseltiz et quelques autres gais lurons pour une petite sauterie éclectique et conviviale.
Si le « bonheur » et la « joie » sont des concepts philosophiques, Bruno Girveau, commissaire et directeur, souligne dans son entretien avec le comique Gaspard Proust, que « pratiquement aucun philosophe n’a travaillé sur la joie de vivre ». Il a donc décidé d’en punir un au hasard, c’est du moins ce qu’en conclut le visiteur en découvrant cette citation d’Alain, reproduite en grand dans l’exposition, qui le fait passer pour un imbécile heureux : « C’est ainsi que le bonheur dépend des petites choses quoi qu’il dépende aussi des grandes  ». Voila une pensée qui ferait mourir La Palice, de rire. Un philosophe, André Comte-Sponville a tout de même accepté de s’attaquer à la notion de joie de vivre dans un essai du catalogue, tandis que Florence Raymond propose une analyse plus ciblée, « Du boudoir à la guillotine, une idée du bonheur au XVIIIe siècle » et arrive avec talent à associer philosophie, art et histoire. La deuxième partie de l’ouvrage est une succession d’images sans notices.

La joie de vivre se décline en quelques grands thèmes - l’enfance, la fête, l’amour, le rire… - qui permettent de rapprocher des œuvres de toutes les époques, selon une démarche qui ressemble à un exercice de classe de maternelle : « relie entre eux les motifs identiques ». Ainsi, un bas-relief romain du IIe siècle et une toile de Vallotton montrent tous les deux des enfants qui jouent au ballon. Le Ménétrier de Jan Steen (1670) trouve - évidemment - sa place aux côtés des Beatles (ill. 1). Barack Obama est là, lui aussi, exposé entre un Putto qui pisse du XVe siècle et l’effigie de la strip-teaseuse Anna Nicole Smith (ill. 2). Tous sont hilares à s’en taper les cuisses.


JPEG - 108.7 ko
2. Vue de l’exposition
Entourage Michelozzo Michelozzi, Putto pissant, vers 1445,
Paris, Musée Jacquemart-André
Tête d’Ange de Saint-Louis de Poissy, après 1297,
Paris Musée de Cluny
Peter Yang (1977-), President Barack Obama, 2008
New York, Peter Yang
Photo : Ph.V.
Voir l'image dans sa page
JPEG - 166.8 ko
3. Vue de l’exposition
Fernand Léger (1881-1955), Les Loisirs sur fond rouge, 1949
Biot, Musée national Fernand Léger
François Boucher (1703-1770), Le Déjeuner de chasse (esquisse), 1735
Paris, Musée du Louvre
Photo : Ph.V.
Voir l'image dans sa page

Mais la joie de vivre, c’est d’abord le soleil et la mer, la Méditerranée « nouvelle Arcadie », tel est le thème de la première section qui risque de refroidir les Lillois et tous les habitants du nord : seraient-ils condamnés à la morosité ? Edvard…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire :





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Expositions : Artistes en guerre. 1914-1918. 1939-1945

Article suivant dans Expositions : Strasbourg 1200-1230, la révolution gothique