Guimard à l’encan


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Hector Guimard
Immeubles de la rue Agar
Paris, XVIe arrondissement
Photo : Blog Paris 1900

23/2/08 – Vandalisme – Paris, Hector Guimard – Le Castel Henriette, l’hôtel Nozal, la Villa La Surprise, l’entrée du métro Bastille et bien d’autres encore : les constructions détruites d’Hector Guimard constituent une triste litanie.

Aujourd’hui, ses immeubles sont classés ou inscrits aux monuments historiques. Mais les protections ne concernent que les « façades et toitures », comme si l’Art Nouveau n’était pas un art total où le moindre élément est pensé et dessiné par l’architecte.
Il est hélas toujours possible en 2008 de dépecer petit à petit des bâtiments parmi les plus importants de l’art français, en toute légalité et d’ailleurs pour des gains tout à fait ridicules car les éléments n’ont souvent d’intérêt qu’in situ. C’est ainsi que sur E bay a lieu en ce moment la vente de deux portes de Guimard (une double et une simple), actuellement en place et provenant sans doute d’un appartement situé dans un des immeubles du groupe de la rue Agar (ill.).

Il n’y a, face à ce vandalisme, qu’une chose à faire : mettre immédiatement en instance de classement ce groupe d’immeuble, réfléchir, pendant le temps ainsi gagné, au meilleur moyen de protéger ces intérieurs (peut-être faudrait-il imaginer un dispositif adapté pour ce type de bâtiments, par exemple l’interdiction de déposer les éléments d’origine). Faute de quoi, les immeubles Art Nouveau ne seront bientôt plus que des coquilles vides.

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Didier Rykner, samedi 23 février 2008





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