Florence au Grand Siècle entre peinture et littérature Contenu abonnés


Ajaccio, Musée Fesch, du 1er juillet au 3 octobre 2011.

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1. Carlo Dolci (1616-1687)
Allégorie de la Poésie
Huile sur panneau - 54 x 42 cm
Florence, Galleria Corsino
Photo : D. R.
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La peinture florentine du Seicento, longtemps délaissée au profit des siècles précédents ou des autres écoles italiennes du XVIIe, est l’objet depuis quelques dizaines d’années d’un regain de faveur dont le point d’orgue fut la grande exposition de 1986 au Palazzo Strozzi et son catalogue en trois volumes. Mina Gregori, qui fut l’un des acteurs de ce revival, explique dans un essai introductif comment celui-ci s’est développé, notamment grâce à des collectionneurs et à une poignée d’historiens de l’art passionnés.
En France pourtant, si l’on excepte une exposition de dessins baroques florentins au Louvre en 1981-1982 sous la direction de Catherine Goguel, aucune rétrospective de l’art toscan de cette époque n’avait jusqu’ici été organisée.

Il est logique que ce soit le Musée Fesch, le deuxième de France pour la peinture italienne, qui se penche aujourd’hui sur ce sujet. Il ne s’agit cependant pas de montrer toute la production florentine du XVIIe siècle, mais de s’attacher essentiellement aux rapports très forts que celle-ci entretenait avec la littérature.
D’Ovide au Tasse et à l’Arioste, en passant par Dante et Pétrarque, les grands écrivains furent en effet une source d’inspiration permanente pour les artistes italiens, et tout particulièrement pour les Toscans comme le démontre cette exposition et son catalogue. De ce dernier, on soulignera le caractère complet (essais et notices) qui lui permet de traiter le sujet de façon très claire. On regrettera cependant l’absence d’historique1.
Si les principaux peintres de la période sont représentés, il est néanmoins dommage que le thème choisi n’ait pas permis d’y inclure un tableau de Giovanni da San Giovanni, et que Carlo Dolci ne soit présent qu’à travers une œuvre, certes très importante, la belle Allégorie de la Poésie (ill. 1) mais qui aurait gagné à être…

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