Entretien avec Nathalie Volle, Dominique Thiébaut et Rosaria Motta sur la restauration de la Crucifixion de l’atelier de Giotto Contenu abonnés


Le 11 juin 1999, le musée du Louvre préemptait en vente publique un tableau de l’entourage de Giotto représentant la Crucifixion (ill. 1). Après une longue restauration (ill. 2), il vient d’être accroché dans le Salon carré.


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1. Atelier de Giotto
La Crucifixion, avant restauration
Panneau - 135,1 x 118 cm
Paris, Musée du Louvre
© D.R.
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2. Atelier de Giotto
La Crucifixion, après restauration
Panneau - 135,1 x 118 cm
Paris, Musée du Louvre
Photo : Didier Rykner

Dans le catalogue de la vente puis celui des nouvelles acquisitions du département des peintures, il passait pour revenir à un disciple de Giotto, auteur de fresques dans la chapelle de Giovanni Barrile à l’église San Lorenzo Maggiore de Naples et de fait connu sous le nom de Maître de Giovanni Barrile. Sur le cartel, le tableau porte aujourd’hui une attribution à l’atelier de Giotto au moment où celui-ci séjourne à Naples. A l’occasion de cet accrochage, nous avons interrogé la conservatrice en charge des primitifs français et italiens au Musée du Louvre, Dominique Thiébaut, Nathalie Volle, chargée de la filière Peinture au C2RMF, le Centre de restauration et de recherche des Musées de France et Rosaria Motta, la restauratrice qui est intervenue sur ce panneau. Les réponses à trois voix étant parfaitement en phase, nous n’avons pas distingué entre les interventions respectives des intervenantes, sauf sur la question de l’attribution.

Quelles difficultés a soulevé la restauration de ce tableau pendant ces cinq années ?

La restauration a été longue et difficile. On a consulté à de nombreuses reprises différents spécialistes, étrangers et français. Une commission a suivi régulièrement les travaux, ainsi que les conservateurs du département des peintures qui ont l’habitude de se réunir une fois par mois dans les ateliers.
Tout d’abord, le panneau était d’une grande fragilité. Le bruit a couru au moment de la vente que le tableau provenait de la chapelle d’un château du centre de la France où il aurait été…

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