Autoportraits. Chefs-d’œuvre de la collection du musée d’Orsay Contenu abonnés


Nancy, Musée des Beaux-Arts, du 29 mai au 31 août 2015.
Quimper, Musée des Beaux-Arts, de juin à septembre 2016 (dates exactes à préciser).

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1. Alexis Axilette (1860-1931)
Portrait de l’artiste, 1907
Huile sur toile - 61 x 50 cm
Paris, Musée d’Orsay
Photo : Didier Rykner

Autoportraits du Musée d’Orsay. Le titre de l’exposition pourrait laisser penser à un simple déplacement d’œuvres de Paris à Nancy, sans réel intérêt. Ce n’est pas le cas. Car si cet accrochage présente effectivement quelques œuvres bien connues et en général montrées sur les cimaises du musée parisien, les organisateurs ont choisi de sortir des réserves et de restaurer des toiles rarement vues et/ou peu connues. Le catalogue n’est pas un simple album mais un vrai livre, certes d’ambition modeste et qui ne révolutionnera pas l’histoire de l’art (le seul essai sur l’autoportrait est très basique), mais qui comporte de vraies notices (même si l’on peut regretter l’absence d’historiques et de bibliographies). C’est donc une exposition faite pour le grand public mais qui ne prend pas celui-ci pour plus bête qu’il n’est, et qui intéressera aussi les vrais amateurs.

Nous ne parlerons pas des œuvres les plus célèbres, comme l’un des autoportraits de Van Gogh, d’autres de Gauguin ou de Cézanne, ou encore l’Homme blessé de Gustave Courbet. Mais nous nous attarderons sur certains tableaux que l’on ne connaît pas forcément, comme l’autoportrait d’Alexis Axilette (ill.1).
On l’avouera, nous ignorions tout de ce peintre. Pourtant, cet autoportrait est un vrai chef-d’œuvre, que l’on situerait volontiers dans la mouvance nabis. C’est ici que l’utilité d’une notices est éclatante. On y apprend ainsi que ce tableau étonnant (rapproché plutôt de la mouvance fauve, ce qui se défend également) « détonne dans [l]a carrière artistique [de l’artiste] ». Celui-ci est élève de Gérôme, et obtient le Prix de Rome en 1885. Sa réputation, aujourd’hui bien fanée, est due essentiellement, nous apprend le catalogue, à ses portraits. Il est introduit dans le milieu symboliste par Maurice Barrès dont il peignit l’effigie. Toutes ces œuvres nous dit-on sont plutôt…

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