La Frick Collection acquiert deux chandeliers de Pierre Gouthière


JPEG - 73 ko
Paire de candélabres
Pierre Gouthière (1732–1813)
d’apèrs François-Joseph Bélanger, (1744–1818)
France, 1782
Porcelaine de Meissen, bronze doré - 43,5 x 17,5 x 17.5 cm
New York, The Frick Collection
Photo : The Frick Collection

5/4/16 - Acquisition - New York, The Frick Collection - Connu pour sa collection d’œuvres d’art qui faisait la part belle aux arts décoratifs, le duc d’Aumont commanda en 1782, peu avant sa mort, une paire de candélabres à Pierre Gouthière qui les confectionna à partir d’un dessin de Joseph Bélanger (1744-1818). Le commanditaire mourut malheureusement avant qu’on ne les lui livre, mais le ciseleur les acheva et ils furent intégrés à la fameuse vente de la collection du duc qui se déroula le 12 décembre 1782.
Cette paire de candélabres en bronze doré et en porcelaine de Meissen se trouve désormais à La Frick Collection donnée par Sidney R. Knafel qui les a lui-même achetés à une galerie.

C’est grâce au duc d’Aumont que Gouthière, reçu maître en 1758, travailla pour les Menus Plaisirs du Roi à partir de 1767. Réputé pour la qualité de ses ciselures, il aurait par ailleurs inventé la dorure au mat qui donnait au bronze l’apparence de l’or. Il fournit des œuvres au roi et à toute sa cour, notamment à Madame du Barry qui ne le paya guère, participant à sa ruine. Il collabora avec les plus grands artistes de l’époque, des sculpteurs tels que Houdon et Boizot, des ébénistes également, parmi lesquels Riesener ou Martin Carlin, des architectes enfin, et notamment Bélanger, avec qui il confectionna, outre ces candélabres pour le duc d’Aumont, des bras de lumière pour la duchesse de Mazarin, aujourd’hui conservés au Louvre, et puis une table en marbre bleu que Gouthière habilla de bronzes dorés : commandée par la duchesse de Mazarin, elle se trouve désormais à la Frick Collection.

Le musée new-yorkais consacrera d’ailleurs une exposition monographique à l’artiste l’hiver prochain, « Pierre Gouthière : doreur virtuose à la cour française », du 16 novembre 2016 au 19 février 2017.


Bénédicte Bonnet Saint-Georges, mercredi 6 avril 2016





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Brèves : Préemptions du Musée des Beaux-Arts d’Orléans à la vente Boutet de Monvel

Article suivant dans Brèves : L’Écosse retrouve et acquiert un portrait princier par Allan Ramsay