Joseph Csaky, du cubisme historique à la figuration réaliste, catalogue raisonné des sculptures Contenu abonnés


Auteur : Félix Marcilhac

jpg-couverture_csaky-jpgOn ne présente plus Félix Marcilhac, auteur de plusieurs catalogues sur la sculpture et la décoration modernes qui font autorité, tels ceux consacrés à Chana Orloff, Sandoz ou Dunand. Ce grand spécialiste de l’art déco vient de publier aux éditions de l’Amateur un ouvrage conséquent, à la fois monographie et catalogue raisonné, sur l’œuvre du sculpteur Joseph Csaky (1888-1971). L’intérêt de cette publication de 399 pages est de plusieurs ordres. Outre qu’il s’agit d’un bel ouvrage d’art, elle représente la seule monographie en français consacrée au sculpteur hongrois. La publication comporte deux volets : une importante biographie détaillée, suivie d’un catalogue raisonné des sculptures. Découpée chronologiquement, la vie de Joseph Csaky est divisée en cinq parties qui occupent les deux tiers de cet épais volume. Le catalogue raisonné, relégué à la fin de l’ouvrage, pourrait paraître presque anecdotique s’il n’envisageait de faire le point sur la nature des fontes de l’œuvre de Csaky. Finalement, n’est-ce pas là l’enjeu réel de cette publication ? Celui d’apporter un élément de réponse au débat qui ne cesse de faire rage dans les milieux de la sculpture moderne depuis des décennies. Toute l’œuvre de Csaky a fait l’objet de tirages posthumes, sous le contrôle des ayant droits et des exécuteurs testamentaires. A grand renfort de documents officiels et du code de déontologie des fondeurs d’art (datant de 1993), Félix Marcilhac fait comprendre que la diffusion de la sculpture, dans le cas précis de Csaky, est passée totalement par le posthume. Les fontes post-mortem, elles non plus, ne sont d’ailleurs pas reproductibles à l’infini : les tirages sont limités, parfois épuisés, et deviennent des documents historiques certes différents des originaux mais présentant un réel intérêt. Il s’agit d’une question complexe qui se pose également pour d’autres sculpteurs modernes.

Revenons sur l’apport de cet ouvrage à l’histoire de l’art plutôt qu’à l’expertise et au marché. On y…

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