François Ier et Louise de Savoie, deux expositions aux châteaux de Chantilly et d’Écouen Contenu abonnés


« Le Siècle de François Ier », Domaine de Chantilly, du 7 septembre au 7 décembre 2015.

« Une reine sans couronne ? Louise de Savoie, mère de François Ier », Musée national de la Renaissance, château d’Ecouen, du 14 octobre 2015 au 1er février 2016.

Il maîtrisait le feu, elle dominait les airs si l’on en croit leurs devises respectives, celle de François Ier « Nutrisco et extinguo »,« je m’en nourris et je l’éteins », celle de Louise de Savoie, « Pennas dedisti, volabo et requiescam », « tu m’as donné des ailes, je volerai et trouverai le repos ».


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1. Jean Clouet (vers 1485-1540/1541) et atelier
Portrait de François Ier, vers 1534-1536
Pierre noire et sanguine - 50 x 40,7 cm
Chantilly, Musée Condé
Photo : Musée Condé
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2. François Demoulins (mort en 1526)
Traité sur les vertus cardinales, vers 1510
Détail : La Prudence, portrait de Louise de Savoie
Parchemin - 28,8 x 20,8 cm
Paris, Bibliothèque nationale de France
Photo : BnF

Plusieurs expositions sont consacrées en 2015 au vainqueur de Marignan, 500 ans après son avènement au trône. Principal inconvénient d’une année de célébration : les musées se disputent les œuvres, et leur répartition est d’autant plus difficile qu’elles sont rares et fragiles. Beaucoup ont été détruites au fil des siècles, les pièces d’orfèvrerie gaillardement fondues, les tapisseries brûlées sans vergogne pour récupérer les fils d’or et d’argent. Quant aux dessins et aux manuscrits, ils ne peuvent être exposés ni très longtemps, ni trop souvent pour des questions de conservation, tandis que certains tableaux sur bois ne bougent plus des musées où ils se trouvent. Ce sont les livres qui ont le mieux résisté aux aléas de l’Histoire, mais les livres ne sont pas les objets les plus faciles à exposer.
Les commissaires devaient donc se partager les œuvres, mais aussi les sujets : « François Ier, pouvoir et image » était le thème de la BnF au printemps dernier, « Trésors royaux, la bibliothèque de François Ier » celui du château de Blois jusqu’en octobre dernier. Actuellement ce sont les châteaux d’Écouen et de Chantilly qui célèbrent le roi et son entourage, forts des liens qu’ils ont avec lui, l’un par le biais d’Anne de Montmorency, l’autre par le duc d’Aumale qui a collectionné les livres ayant appartenu au roi.
Chantilly illustre « le siècle de François Ier » (ill. 1). Un thème aussi large aurait été plus simple à traiter s’il n’y avait eu qu’une seule grande exposition sur le roi cette année. Ainsi les commissaires abordent une multitude d’aspects sans les illustrer suffisamment. Ils ont réussi malgré tout à montrer comment François Ier a sauvé son règne en s’intéressant aux arts.
Écouen a choisi de centrer son propos sur Louise de Savoie (ill. 2), laissant volontairement de côté Marguerite d’Angoulême, sœur du roi, à qui Pau devait consacrer une exposition cet hiver ; celle-ci a finalement été reportée en 2017 et son propos élargi aux trésors de cours au XVIe siècle. C’est d’autant plus dommage que Marguerite avait toute sa place dans l’exposition d’Écouen, elle qui formait avec sa mère et son frère une Trinité, les deux femmes ayant joué un rôle politique, diplomatique et artistique essentiel.
Chez le duc d’Aumale comme chez Montmorency, les expositions…

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