Charles de La Fosse 1636-1716. Le maître des Modernes Contenu abonnés


Auteur : Clémentine Gustin-Gomez

jpg-couverture_la_fosse-2-jpgCes deux volumes sont issus de la thèse de doctorat soutenue par l’auteur à Paris IV Sorbonne en juin 2003. Dans le premier, préfacé par Marc Fumaroli (« L’Académicien Charles de La Fosse et la genèse de l’art rocaille français »), C. Gustin étudie en deux longues parties la vie et l’œuvre de l’artiste. La formation chez le graveur François Chauveau, l’apprentissage chez Charles Le Brun, le voyage en Italie (1659-1664) qui se conclut par un séjour à Venise sont tour à tour analysés. Les premiers succès s’inscrivent sous l’égide de Charles Le Brun ; l’agrément à l’Académie le 7 mars 1671 est suivi par les premières commandes (l’Assomption de la Vierge, Paris, église Sainte-Marie de l’Assomption, les grands appartements du château de Versailles) ; sous l’autorité de Le Brun, ses meilleurs élèves, Gabriel Blanchard, Claude II Audran, Jean Jouvenet, René-Antoine Houasse, Michel II Corneille et La Fosse furent chargés de mener à bien la décoration des grands appartements de Versailles puis le premier projet de l’église des Invalides (1677). La maturité du peintre couvre les années 1680-1715. La Fosse partage son activité entre les chantiers privés, les commandes de la Grande Mademoiselle, de la duchesse de Montpensier (1627-1693). Le voyage en Angleterre eut lieu entre 1689 et 1692, mais les œuvres subsistantes restent peu nombreuses.

Le chantier des Invalides l’occupe de nouveau, il réalise des commandes privées (dans le domaine des tableaux de chevalet ou dans celui du décor, Hôtel Mansart de Sagonne, Hôtel de la Ravoye) et il continue à recevoir des commandes royales (le salon du château de Marly). La vieillesse est active : Charles de La Fosse est directeur puis recteur de l’Académie, mais il n’obtient pas le titre de premier peintre du Roi ; il se partage entre la reprise du décor des Invalides, et les chantiers de l’Hôtel Crozat et de la chapelle de Versailles. La fréquentation du cercle du banquier Crozat, la relation avec Antoine Watteau sont bien analysées : un certain nombre d’œuvres peintes ou dessinées prouve qu’une influence mutuelle a existé entre La Fosse et Watteau, vraisemblablement entre 1712 et 1716.

Dans une deuxième partie, C. Gustin analyse l’œuvre (la culture visuelle ; son style et son évolution ; La Fosse et le coloris ; les ressources de la tradition et la liberté nouvelle). Avec une insatiable curiosité, La Fosse a cherché son inspiration auprès des plus célèbres peintres du passé et n’a pas été pour autant insensible au talent de ses contemporains. L’étude des tableaux des artistes anciens et modernes explique l’évolution du style du peintre, nourri par la richesse de ses expériences successives.
Grâce à la qualité des reproductions, grâce au fait que presque toutes les œuvres sont reproduites en couleur, la démonstration prend du poids. Les reproductions, de qualité, parlent autant que le texte. L’importance de Rubens, de Van Dyck, de l’Italie est bien sûr rappelée, les comparaisons proposées sont judicieuses : Le Repos…

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