Vitraux de Notre-Dame : le combat continue !

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Un des vitraux devant être remplacés par ceux de Claire Tabouret
Photo : Didier Rykner

À un an de la prochaine élection présidentielle et du départ d’Emmanuel Macron, celui-ci ne renonce à aucune action susceptible de nuire à notre patrimoine. L’annonce de l’autorisation de travaux pour la dépose des vitraux de Viollet-le-Duc et leur remplacement par les nouvelles verrières de Claire Tabouret vient en effet d’être affichée sur la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Il fallait attendre cet affichage — la date de début d’exécution des travaux n’est pas précisée, ce qui est d’ailleurs normal — afin que l’autorisation de travaux puisse être attaquée devant la justice par l’association Sites & Monuments, ce qui sera fait dans les prochains jours, avant, quoi qu’il en soit, le délai légal de deux mois à compter du premier jour d’affichage.
Rappelons qu’une première procédure a été perdue en première instance devant le tribunal administratif de Paris, mais que celle-ci fait désormais l’objet d’un appel. Il s’agissait de contester la légitimité de l’établissement public d’être maître d’ouvrage de cette opération, alors que son rôle, défini par la loi — et d’ailleurs présent dans son titre — est de « conserver » et « restaurer » Notre-Dame, et que le remplacement des vitraux classés de Viollet-le-Duc n’est, de toute évidence, ni une opération de conservation, ni une restauration. Nous avions expliqué dans cet article à quel point la décision du tribunal administratif était incompréhensible. Il faut espérer que la cour administrative d’appel de Paris reviendra sur celle-ci.

Quoi qu’il en soit, c’est un deuxième front qui s’ouvre désormais. L’autorisation de remplacer des vitraux protégés au titre des monuments historiques, qui n’ont pas été touchés par l’incendie et qui ont même été restaurés (ou nettoyés) après celui-ci, est inadmissible et contraire au code du patrimoine.
Ce n’est sans doute pas le dernier. Car en admettant que toutes ces procédures soient perdues et que les vitraux soient effectivement remplacés, nous poursuivrons ce combat pour que l’opération — présentée comme réversible — soit annulée et que nous revenions à l’état Viollet-le-Duc.

Nous profitons bien sûr de cette occasion pour rappeler que la pétition qui s’oppose à ce projet, qui compte aujourd’hui 335 743 signatures — ce qui en fait, et de loin, la pétition patrimoniale la plus signée dans le monde —, est toujours en ligne et que nous pouvons aller encore plus loin. Celle-ci comptera forcément dans la décision prise par le tribunal administratif.
Enfin, ceux qui veulent aider l’association Sites & Monuments à payer les frais d’avocats peuvent le faire à partir de cette page (les dons sont déductibles des impôts).

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