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Une tabatière princière pour Versailles

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28/1/26 - Acquisition - Versailles, Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon - C’est un tout petit objet - naturellement destiné à tenir dans la main - que la Société des Amis de Versailles vient d’offrir au musée et, surtout, de faire revenir en France, puisque la tabatière de Madame Adélaïde (ill. 1) fut le lot vedette de la vente « 500 Years of European Ceramics » organisée par Bonhams à Londres le 2 décembre 2025. Estimé entre 80 000 et 120 000 £, cet objet s’arracha pour 190 900 £ avec les frais, une somme assurément importante mais pas déraisonnable pour un tel trésor, de surcroît assorti d’un assez prestigieux pedigree.


1. Manufacture royale de Sèvres et Nicolas-Pierre Pithou le Jeune, peintre
Charles Ouizille et Pierre-François Drais, orfèvres
Tabatière de Madame Adélaïde, 1785-1786
Or ciselé et gravé, porcelaine tendre - 3,5 x 10,3 x 7,5 cm
Versailles, Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
Photo : Christophe Fouin
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On reconnaît au premier coup d’œil le célèbre fond « beau bleu » de la manufacture royale de Sèvres, la couleur élaborée en 1778 - à base d’oxyde de cobalt cuit à grand feu — venant parfaitement rehausser la monture en or ciselé et gravé due à Ouizille et Drais (ill. 2). Grâce aux archives de Sèvres, la fabrication puis la livraison de cet objet sont fort bien documentées, et il porte fièrement la signature des deux orfèvres pour lesquels nous renvoyons nos lecteurs à la savante étude de Vincent Bastien — publiée dans l’avant-dernier numéro de Versalia — qui analyse la carrière de ces grands noms de la bijouterie du XVIIIe siècle français. On y apprenait que Charles Ouizille (1744-1830) reprit, le 29 avril 1783, le fonds de commerce de Pierre-François Drais (1726-1792), mais que celui-ci resta associé aux bénéfices durant trois ans. Citons l’auteur : « Quand on admire aujourd’hui l’une des prodigieuses pièces portant le poinçon ou la signature de Drais et…

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