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Une souscription pour la Maison-atelier Lurçat
29/4/26 - Souscription - Paris, Maison-atelier Lurçat - L’Académie des beaux-arts a lancé en cette fin avril une souscription pour l’acquisition d’une immense tapisserie de Jean Lurçat récemment redécouverte par Christie’s, qui s’apprête à la dévoiler au public les 6 et 7 mai prochains, dans ses salons parisiens, 9 avenue Matignon. Ce monumental Bestiaire (ill. 1), de 3 x 6,45 mètres a été exécuté entre 1929 et 1930 dans l’atelier de la première épouse de l’artiste, Marthe Hennebert, pour orner le mur ouest du séjour du deuxième étage de la maison-atelier de Jean Lurçat, sise villa Seurat dans le 14e arrondissement. Édifié par André Lurçat entre 1924 et 1925, et surélevé en 1929, ce bâtiment phare du mouvement moderne est aujourd’hui propriété de l’Académie, à laquelle il fut légué en 2010 — avec ses collections et son fonds d’archives — par Simone Lurçat, la veuve de l’artiste. Prélude à la vente de gré à gré qui sera conclue entre l’Académie et la maison de ventes pour le montant rendu public de 110 000 euros, l’appel aux dons a été publié sur le site de la Maison-atelier Lurçat. Plusieurs modalités ont été mises en place, dons en ligne ou bordereau téléchargeable pour les paiements par virement et par chèque.
Bestiaire, 1930
Tapisserie au canevas - 300 × 645 cm
Collection particulière
Photo : Christie’s
Perdue depuis des décennies, la tapisserie — dont le modèle, une grande gouache (ill. 2), figure dans la collection de l’artiste léguée par sa veuve — s’apprête à retrouver son emplacement d’origine, que documentent des photographies d’archives (ill. 3), la dévoilant mise en scène à l’arrière d’un bureau en ébène de macassar et marbre vert conçu par André Lurçat, d’un canapé-corbeille — recouvert d’une tapisserie au petit-point aujourd’hui disparue — et de chaises, elles aussi recouvertes de tapisserie, dessinés par Pierre Chareau, un ensemble mobilier maintenu in situ.…