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Un Rembrandt pour le Petit Palais

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26/7/25 - Acquisition - Paris, Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris - Toisant les amateurs dans sa cage de verre d’origine, le buste en cire de Rembrandt, par Stanislas Lami (ill. 1), ne pouvait que taper dans l’œil des émissaires de ce musée parisien lorsqu’il fut présenté à la TEFAF en 2024 par Philippe Mendes. Le Petit Palais a donc pu annoncer son acquisition, quelques mois plus tard, faisant de cette œuvre l’ambassadrice de l’art du sculpteur jusqu’ici absent des collections municipales. On le connaît surtout comme historien de l’art, auteur d’un (monumental) Dictionnaire des sculpteurs de l’École française - en plusieurs volumes - qui fait toujours autorité. Nul doute que le choix du matériau séduisit autant ici que le modèle, que son auteur immortalisa aussi en bronze, comme en témoignent la version passée chez Christie’s ou l’exemplaire appartenant au château de Puiseaux à Montbouy, dans le Loiret [1].


1. Stanislas Lami (1858-1944)
Buste de Rembrandt, vers 1896
Cire teintée - 30 x 42 x 15 cm
Paris, Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
Photo : Alexandre Lafore
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Sculpteur éclectique, Lami pratiqua tous les genres, et tous les matériaux, mais la cire occupa une place singulière dans son œuvre, tout comme les bustes - rétrospectifs - dont il exposa une sélection en 1901 au salon du Cercle Volney. Depuis la fin du XIXe siècle, Stanislas Lami avait modelé Léonard de Vinci, Titien, Chardin ou La Tour, dont une jolie cire (ill. 2) était entrée en 2002 au Musée Antoine Lécuyer de Saint-Quentin. Conservatrice en charge des sculptures au Petit Palais, Anne-Charlotte Cathelineau met en parallèle la série de bustes avec l’entreprise éditoriale de Stanislas Lami, la démarche de célébration de grandes figures artistiques n’étant guère éloignée. Mais la finalité de ces bustes n’est pas très claire : leur faible nombre d’éditions en bronze ne permet pas d’imaginer qu’ils étaient destinés à…

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