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Rouen : la sculpture équestre de Napoléon doit revenir à son emplacement historique

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Début juillet dernier, la statue de Napoléon à cheval, qui se trouve à Rouen devant l’hôtel de ville, était enlevée de son socle. Aussitôt, certains s’indignaient d’un déboulonnage faisant écho aux destructions de sculptures qui se déroulaient un peu partout dans le monde, y compris en France. Mais la mairie de Rouen démentait : il s’agissait de restaurer l’œuvre qui devait revenir à son emplacement initial.
Changement de ton récemment puisque le nouveau maire de la ville, Nicolas Mayer-Rossignol annonçait souhaiter déplacer l’œuvre et installer à sa place une statue de femme, suggérant même le nom de Gisèle Halimi, récemment disparue.


1. Vital Gabriel Dubray, dit Vital-Dubray (1813-1892)
Napoléon Ier, 1865
Bronze
Rouen, place du Général de Gaulle
Photo : Didier Rykner

Certes, il s’agit d’un nouveau maire. Mais celui-ci était le dauphin du maire sortant, et ce revirement ressemble tout de même beaucoup à un reniement d’une parole donnée
Nous avons pu parler avec Nicolas Mayer-Rossignol, qui s’est d’abord défendu de vouloir détruire la statue mais au contraire vouloir la mettre « mieux en valeur » à proximité du pont Corneille, construit par Napoléon justement, au bout de l’île Lacroix.

Pour se justifier, le maire explique :

1. que la restauration engage de l’argent public et que certains ne sont pas forcément d’accord avec une telle dépense,
2. que si le fait d’avoir mis la statue de Napoléon à cet endroit là, à l’époque, s’explique par l’Histoire, Napoléon est un empereur et que ce n’est pas le meilleur symbole possible devant un hôtel de ville,
3. qu’il n’a rien contre Napoléon, mais qu’outre le symbole impérial, il s’agit aussi d’une présence masculine, alors que les femmes sont - toujours en raison de l’Histoire - insuffisamment représentées dans l’espace public,
4. que l’île Lacroix est un endroit très visible, que la présence de Napoléon à cet endroit a un sens car il avait décidé de désenclaver cette…

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