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Roland Garros : à quoi sert une enquête publique ?

Vue du jardin des Serres d’Auteuil
du toit de la piscine Molitor
Photo : Didier Rykner
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Il fallait une sacrée dose de naïveté, reconnaissons-le, pour avoir ne serait-ce qu’un espoir, que l’enquête publique (menée par Madame Marie-Claire Eustache) sur le projet d’installation du tournoi de Roland-Garros sur les Serres d’Auteuil allait émettre, comme certaines rumeurs le disaient, un avis prenant en compte de manière forte la contre-proposition des associations.

Qui peut pourtant avoir confiance une seule seconde dans les enquêtes publiques des grands projets destructeurs du patrimoine et de l’environnement. Ceux-ci se terminent toujours par un avis favorable et une déclaration d’utilité publique... Les exemples sont légion : l’aéroport Notre-Dame des Landes a reçu un avis favorable ; le barrage de Sivens a reçu un avis favorable ; la construction de la tour Triangle a reçu un avis favorable ; le projet de la Samaritaine a reçu un avis favorable. Et quand, par miracle insigne l’avis est défavorable, comme dans le cas de la destruction de la rue des Carmes à Orléans, on refait une enquête publique dont l’avis est cette fois… favorable.

Tout cela n’est évidemment qu’une parodie de démocratie et de concertation comme la lecture des conclusions du rapport en témoigne [1]. Dès le début, tout est dit : le projet d’agrandissement de Roland-Garros respecte toutes les réglementations et normes en vigueur, y compris, bien sûr, « le Schéma Régional de Cohérence Écologique en Île-de-France », le « Plan Biodiversité de Paris », la « Charte du Bois de Boulogne »... Qu’on se le dise, installer un stade de tennis sur un jardin protégé en détruisant des arbres rares est un projet écologique, qui « conforte la biodiversité » !
Tout, dans ce ce rapport qui aurait aussi bien pu être écrit par Gilbert Ysern, le président de la FFT que par Anne Hidalgo, est à l’avenant.

On y lit des perles comme celles-ci : « Le stationnement dans le bois…

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