11/7/11 - Patrimoine - Rome - Alors que le nouveau ministre des Biens Culturels italien avait promis que les publicités géantes seraient éliminées de Venise (voir l’article) et qu’elles y sont pourtant toujours, Rome est à son tour touché par cette épidémie qui menace désormais toutes les villes d’art européennes. Paris, on le sait, est à la pointe de cette nouvelle tendance (voir l’article) et il faut rappeler que le premier bâtiment de Rome (et longtemps le seul) à avoir « bénéficié » de ces panneaux publicitaires était une église française, celle de la Trinité des Monts.
Juillet 2011
Photo : Didier Rykner
Juillet 2011
Photo : Didier Rykner
Les grandes affiches sur les monuments historiques (ou placées en co-visibilité) sont maintenant de plus en plus nombreuses. Ainsi, la Fontaine de Trevi n’est pas épargnée puisqu’une maison située sur la place est ornée d’une réclame pour une automobile (ill. 1), la même que l’on retrouve sur la façade de l’église Santa Maria in Via (ill. 2).
Juillet 2011
Photo : Didier Rykner
Juillet 2011
Photo : Didier Rykner
Une marque de vêtements orne la piazza Barberini, visible à la fois avec la fontaine du Triton et le Palazzo Barberini (ill. 3), tandis que le Brésil décore l’église Santa Maria della Vittoria (ill. 4). L’emplacement symétrique sur l’église Santa Susanna est pour le moment vide, faute d’annonceur.
La basilique Sant’Andrea della Valle, bien que restaurée il y a quelques années pour le Jubilé, n’est pas épargnée par une affiche placée sur les échafaudages couvrant la façade d’un palais (ill. 5). Et l’église San Lorenzo in Lucina sert de support à un parfum (ill. 6).
Juillet 2011
Photo : Didier Rykner
Juillet 2011
Photo : Didier Rykner
Plus dispersées qu’à Venise et Paris, un peu moins grandes d’ailleurs, les affiches géantes de Rome y sont par conséquent moins prégnantes. Elles n’en sont pas moins inadmissibles, d’autant que notre inventaire est loin d’être exhaustif.