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Les Chardin des Marcille. Une passion orléanaise

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Orléans, Musée des Beaux-Arts, du 9 septembre 2025 au 11 janvier 2026.

Alors qu’on aurait pu y voir la queue de comète d’une - assez improbable - tournée nationale, ayant conduit Le panier de fraises des bois (ill. 1) de Chardin du Louvre-Lens au Musée d’Art Roger Quilliot de Clermont-Ferrand, en passant par un Musée des Beaux-Arts de Brest tristement réputé pour ses infestations [1], c’est finalement l’étape la plus enrichissante pour l’histoire de l’art qui conclut ce Tour de France. Le Musée des Beaux-Arts d’Orléans a en effet saisi l’occasion pour évoquer son passage dans la mythique collection Marcille, vivier bien connu de tableaux de Chardin, mais aussi de Prud’hon et de tant d’autres artistes alors méprisés. Difficile de bien réaliser aujourd’hui à quoi ressemblait l’ensemble réuni par François Marcille (1790-1856), le patriarche de la famille, avec ses quelque cinq mille tableaux dont le détail donnera le tournis s’il est un jour connu avec précision : on y comptait quarante Boucher, dix-huit De La Tour, quinze Perronneau, vingt-cinq Fragonard et trente Chardin, environ.


1. Vue de l’accrochage « Les Chardin des Marcille » au Musée des Beaux-Arts d’Orléans
Photo : Alexandre Lafore
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Contrairement à la dynastie Rothschild, qui fit l’objet d’un programme de l’INHA, la famille Marcille (et ses descendants) a su rester très discrète jusqu’à nos jours et on peut espérer prochainement une exposition comme celle que le Louvre consacra en 2007 à son plus important donateur, le docteur Louis La Caze (voir l’article). Trois des protagonistes sont pourtant présentés à Orléans (ill. 1), près d’une citation hélas anonyme mais fort savoureuse : « Il faut faire litière du vieux mot fané de mécène. Quand on parle devant nous d’un véritable ami des arts, disons : c’est un Marcille ».


2. Vue de l’accrochage « Les Chardin des Marcille » au Musée des Beaux-Arts d’Orléans
Photo : Ludovic Letot
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3. Vue de l’accrochage « Les Chardin des…

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