{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"La Tribune de l&#8217;Art","provider_url":"https:\/\/www.latribunedelart.com","title":"Visages de l&#8217;effroi","author_name":"B\u00e9n\u00e9dicte Bonnet Saint-Georges","width":"800","height":"600","url":"https:\/\/www.latribunedelart.com\/visages-de-l-effroi","html":"\u003Ch4 class='title'\u003E\u003Ca href='https:\/\/www.latribunedelart.com\/visages-de-l-effroi'\u003EVisages de l&#8217;effroi\u003C\/a\u003E\u003C\/h4\u003E\u003Cblockquote class='spip'\u003E\u003Cp\u003EBlottie dans l\u2019ombre, une m\u00e8re \u00e9pouvant\u00e9e serre son nouveau-n\u00e9  contre elle, une main sur sa bouche pour l\u2019emp\u00eacher de crier. Deux figures suffisent \u00e0 L\u00e9on Cogniet pour \u00e9voquer l\u2019atrocit\u00e9 du massacre des Innocents. Plus loin, une jeune femme s\u2019est recroquevill\u00e9e dans la chemin\u00e9e, sa robe blanche tach\u00e9e de sang&nbsp;: elle a tu\u00e9 son mari pendant la nuit de noces et son regard sugg\u00e8re qu\u2019elle a d\u00e9j\u00e0 sombr\u00e9 dans la folie. C\u2019est la fianc\u00e9e de Lammermoor, h\u00e9ro\u00efne tragique de Walter Scott. Les Visages de l&#8217;effroi hantent le mus\u00e9e de la Vie romantique dans une exposition consacr\u00e9e au romantisme noir en France. Si les Anglais et les Allemands dominent le courant, la production fran\u00e7aise m\u00e9rite qu&#8217;on s&#8217;y arr\u00eate.  C&#8217;est l&#8217;occasion de voir, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019Eug\u00e8ne Delacroix ou de Girodet,  des artistes m\u00e9connus  appartenant \u00e0  cette g\u00e9n\u00e9ration qui, apr\u00e8s la Terreur de la R\u00e9volution et la chute de l&#8217;Empire,  souffre du &#171;&nbsp;\u003Ci\u003Emal du si\u00e8cle \u003C\/i\u003E&nbsp;&#187; confess\u00e9 par Musset notamment.\u003C\/p\u003E\u003C\/blockquote\u003E\n"}