{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"La Tribune de l&#8217;Art","provider_url":"https:\/\/www.latribunedelart.com","title":"Une commode de Louis XV offerte \u00e0 Versailles","author_name":"B\u00e9n\u00e9dicte Bonnet Saint-Georges","width":"800","height":"600","url":"https:\/\/www.latribunedelart.com\/une-commode-de-louis-xv-offerte-a-versailles","html":"\u003Ch4 class='title'\u003E\u003Ca href='https:\/\/www.latribunedelart.com\/une-commode-de-louis-xv-offerte-a-versailles'\u003EUne commode de Louis XV offerte \u00e0 Versailles\u003C\/a\u003E\u003C\/h4\u003E\u003Cblockquote class='spip'\u003E\u003Cp\u003EC&#8217;est une commode royale qui vient d&#8217;entrer au Ch\u00e2teau de Versailles, donn\u00e9e par la Fondation Edmond J.Safra. Achev\u00e9e en 1744 par Antoine-Robert Gaudreaus - \u00e9b\u00e9niste du Garde-Meuble de la Couronne de 1726 jusqu&#8217;\u00e0 sa mort en 1746 - elle fut livr\u00e9e pour orner la chambre de Louis XV au Ch\u00e2teau de Choisy. Sous Louis XVI, elle fut transport\u00e9e \u00e0 Saint-Cloud, plac\u00e9e successivement dans les chambres de Madame \u00c9lisabeth et de Marie-Antoinette, elle disparu ensuite dans les ventes r\u00e9volutionnaires. R\u00e9apparue dans une collection priv\u00e9e \u00e9gyptienne au XXe si\u00e8cle, elle arriva en Italie dans les ann\u00e9es 1960 et fut finalement acquise par Edmond J. Safra. Plusieurs fois, les diff\u00e9rents propri\u00e9taires de cette commode demand\u00e8rent que soit lev\u00e9e l&#8217;interdiction de sortie du territoire italien, ce qui leur fut syst\u00e9matiquement refus\u00e9, au nom de sa valeur patrimoniale. La Fondation Safra pr\u00e9senta m\u00eame un recours aupr\u00e8s du TAR (Tribunale Amministrativo Regionale), mais ce fut le Comit\u00e9 technique scientifique lui-m\u00eame qui ouvrit une br\u00e8che en 2009 jugeant acceptable la r\u00e9vision de l&#8217;interdiction. Cette d\u00e9cision provoqua de vives protestations notamment de la part d&#8217;associations comme Italia Nostra et d&#8217;historiens de l&#8217;art comme Salvatore Settis. Est-ce la nationalit\u00e9 de son auteur plut\u00f4t que sa valeur intrins\u00e8que qui fait d&#8217;une \u0153uvre d&#8217;art un bien national ? Ce n&#8217;est pas ce que dit le droit italien. Apr\u00e8s de multiples rebondissements dont rend compte la presse italienne, la Fondation Safra tenta de calmer les esprits en affirmant qu&#8217;elle ne voulait pas vendre l\u2019\u0153uvre mais l\u2019offrir au ch\u00e2teau de Versailles.\u003C\/p\u003E\u003C\/blockquote\u003E\n"}