{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"La Tribune de l&#8217;Art","provider_url":"https:\/\/www.latribunedelart.com","title":"Trois peintures pour Worcester","author_name":"B\u00e9n\u00e9dicte Bonnet Saint-Georges","width":"800","height":"600","url":"https:\/\/www.latribunedelart.com\/trois-peintures-pour-worcester","html":"\u003Ch4 class='title'\u003E\u003Ca href='https:\/\/www.latribunedelart.com\/trois-peintures-pour-worcester'\u003ETrois peintures pour Worcester\u003C\/a\u003E\u003C\/h4\u003E\u003Cblockquote class='spip'\u003E\u003Cp\u003EDeux peintures tr\u00e8s diff\u00e9rentes ont r\u00e9cemment rejoint les collections du mus\u00e9e de Worcester, dans le Massachusetts. La premi\u00e8re est un fascinant tableau d\u2019Otto Dix, peint en 1931&nbsp;: une femme enceinte et nue est pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 mi-corps devant un fond neutre, elle tourne la t\u00eate vers le mur dans une attitude presque honteuse. Ses seins lourds tombent sur son ventre, elle tient de son bras gauche, un peu rigide, un drap\u00e9 qui cache son sexe. Le cama\u00efeu de bruns et de beiges sur lequel se d\u00e9tache ce corps p\u00e2le et massif accentue le d\u00e9pouillement de la sc\u00e8ne. Otto Dix, apr\u00e8s la Grande Guerre, d\u00e9laisse l\u2019expressionnisme pour la Nouvelle Objectivit\u00e9 et s\u2019attaque ici \u00e0 deux th\u00e8mes traditionnels de la peinture&nbsp;: le nu f\u00e9minin, qui n\u2019a plus rien d\u2019id\u00e9al ni de sensuel, et la maternit\u00e9, qui n\u2019a plus rien de sacr\u00e9 ni de tendre. En peignant ce corps d\u00e9form\u00e9, sans visage, il saisit la r\u00e9alit\u00e9 physique et sociale d\u2019une grossesse, apr\u00e8s la guerre, sous la R\u00e9pu\u003C\/p\u003E\u003C\/blockquote\u003E\n"}