{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"La Tribune de l&#8217;Art","provider_url":"https:\/\/www.latribunedelart.com","title":"Jordaens (1593-1678) La gloire d&#8217;Anvers","author_name":"B\u00e9n\u00e9dicte Bonnet Saint-Georges","width":"800","height":"600","url":"https:\/\/www.latribunedelart.com\/jordaens-1593-1678-la-gloire-d-anvers","html":"\u003Ch4 class='title'\u003E\u003Ca href='https:\/\/www.latribunedelart.com\/jordaens-1593-1678-la-gloire-d-anvers'\u003EJordaens (1593-1678) La gloire d&#8217;Anvers\u003C\/a\u003E\u003C\/h4\u003E\u003Cblockquote class='spip'\u003E\u003Cp\u003E\u003Ci\u003ELe Roi boit&nbsp;!\u003C\/i\u003E Et Jordaens trinque. Victime du succ\u00e8s de cette toile qui \u00e9clipsa toutes les autres. \u00c9tiquet\u00e9 peintre bourgeois bon-vivant, cantonn\u00e9 aux sc\u00e8nes de genre, il fut le candidat id\u00e9al pour incarner l\u2019identit\u00e9 flamande qui se r\u00e9veilla AU XIXe si\u00e8cle avec les nationalismes. On eut d\u2019ailleurs t\u00f4t fait de transformer son pr\u00e9nom Jacques en Jacob  \u00e7a sonnait mieux. Rubens et Van Dyck \u00e9taient quant \u00e0 eux trop cosmopolites pour jouer le r\u00f4le de h\u00e9ros nationaux, alors que le jovial Jordaens avait pass\u00e9 la majorit\u00e9 de sa carri\u00e8re \u00e0 Anvers et ne posa m\u00eame pas un doigt de pied en Italie (ce qui ne l\u2019emp\u00eacha pas d\u2019observer et de copier des \u0153uvres italiennes). En France comme ailleurs, il resta le peintre de la truculence et traversa les si\u00e8cles \u00e0 l\u2019ombre du grand Rubens, \u00e9ternel disciple, \u00e9mule au mieux.\u003C\/p\u003E\u003C\/blockquote\u003E\n"}