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Focus sur le Musée portuaire de Dunkerque à l’occasion d’une nomination
Il avait étudié avec passion l’histoire de l’architecture des temps modernes, mais l’architecture portuaire du XXe siècle, celle qui fut reconstruite après la guerre, est finalement le cadre que le destin lui a choisi. Dorian Dallongeville est né à Saint-Nazaire, puis a occupé un premier poste au Havre et enfin, après une escale à Paris, le voilà fraichement débarqué à Dunkerque pour prendre la direction du Musée portuaire (ill. 1).
Au Havre il a travaillé pour French Lines entre 2010 et 2018, d’abord en tant que régisseur, puis responsable des collections et des expositions, et enfin comme directeur du patrimoine.
French Lines, qui fut d’abord une association de droit privé avant de devenir un établissement public de coopération culturelle (EPCC) en 2017, a pour objectif d’étudier l’histoire de la Marine marchande française, de conserver et de valoriser le patrimoine des ports et des compagnies maritimes [1]. Ce patrimoine se compose d’une masse vertigineuse d’archives (près de 5 km linéaires), mais aussi d’objets et d’œuvres d’art (maquettes, peintures, pièces d’orfèvrerie, céramiques, verreries, textiles, instruments techniques...), d’affiches, de photographies, de films et de mémoire orale. Il est mis en valeur par des conférences, par des publications, et bien sûr par des expositions, temporaires exclusivement, faute d’espaces d’exposition permanente, organisées en partenariat avec des musées en France et à l’étranger, tels que le Musée des Années 30 à Boulogne-Billancourt ou le Musée Lalique à Wingen-sur-Moder. « Ces collaborations exigent de s’adapter aux normes muséales aussi bien pour la restauration que pour la conservation. Dès mon arrivée à French Lines en tant que régisseur, ma principale mission fut d’ailleurs de développer une gestion du patrimoine conforme aux règles applicables au sein des…