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Maison de l’Histoire de France : un avant-projet fumeux

Frédéric Mitterrand et Jean-Paul Rioux
lors de la présentation de l’avant-projet
de la Maison de l’Histoire de France
16 juin 2011
Photo : Didier Rykner
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Alors qu’une partie du personnel des Archives Nationales s’oppose toujours à l’installation de la Maison de l’Histoire de France rue des Francs-Bourgeois, le Ministre de la Culture Frédéric Mitterrand et le président du Comité d’orientation scientifique, l’historien Jean-Paul Rioux, ont présenté hier 16 juin l’avant-projet de ce futur nouvel établissement public qui doit être créé le 1er janvier 2012 et qui n’existe pour l’instant que sous la forme d’une mission de préfiguration.

Après que le ministre a pris la parole, Jean-Paul Rioux a expliqué l’avant-projet d’une manière plutôt confuse. Hélas, le document, disponible en ligne ici, n’est guère plus clair. On ne peut imaginer texte plus fumeux, qui se gargarise de phrases creuses dont on comprend vaguement le sens après les avoir relues deux ou trois fois mais qui, mises bout à bout, transforment cet avant-projet en véritable pensum.

Qu’on en juge (il ne s’agit que d’un florilège) :

- Ce projet a été « lancé et formulé [...] parce qu’une société comme la nôtre connaît un dérangement de la temporalité en ce XXIe siècle de l’espace planétaire rétréci et du temps accéléré, du temps perdu, du manque de temps et du "présentisme" » (p. 16).

- « Chaque visiteur et familier de la Maison pourrait ainsi devenir un peu plus contemporain de lui-même et des autres, pourrait vouloir à plus juste titre ne pas perdre le fil du temps. » (p. 16)

- « Il faut aujourd’hui reprendre et renforcer l’examen des adhérences démultipliées entre le monde de la recherche historique et celui des enseignements. » (p. 17)

- « Il s’agit donc de construire [cette Maison] au croisement du souci social et mémoriel de n’être pas désaccordé et dépossédé du passé, et du libre souci scientifique d’élaborer des savoirs qui aident à lire et comprendre le passé. » (p. 17).

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