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Des tableaux troubadour pour Brou
2/6/26 - Acquisitions - Bourg-en-Bresse, Monastère royal de Brou - D’un baiser, Ondine tua son époux pour le punir de son infidélité. L’histoire inspirée de la mythologie germanique et des contes folkloriques, fut notamment diffusée par le célèbre roman de Friedrich de La Motte-Fouqué, publié en 1811, traduit en français dès 1818 : Ondine, nymphe des eaux, rencontra le chevalier Huldbrand de Ringstetten, égaré dans la forêt. Elle l’aima, l’épousa et lui dévoila sa véritable nature, esprit de l’eau qui, grâce à cette union, pouvait acquérir une âme immortelle. Mais il devait lui rester fidèle ou elle serait contrainte de le tuer, telle était la loi des Ondins. Ce qui devait arriver arriva, Huldbrand délaissa son épouse pour une femme bien humaine, la belle Bertalda. Alors Ondine donna à son chevalier un tout dernier baiser, amoureux et mortel, puis retourna à l’eau.
Ondine donne à son mari le baiser qui doit le faire mourir, 1842
Huile sur toile - 71 x 58 cm
Bourg-en-Bresse, Monastère royal de Brou
Photo : Monastère royal de Brou
C’est cette scène qu’a retenue la Lyonnaise Irma Martin dans un petit tableau d’inspiration troubadour, malgré sa date tardive, qu’on avait pu voir à la galerie La Nouvelle Athènes et qui a été offert par la famille de Georges Vigne, en son honneur [1], au Monastère royal de Brou (ill. 1). L’artiste exposa son œuvre, en même temps qu’une représentation de Moïse, au Salon de 1842, puis une nouvelle fois au Salon de Boulogne-sur-Mer de 1845. Sur le livret de 1842, elle proposa un résumé de l’histoire suivi de ce dialogue :
« "Ô mon bien-aimé, dit-elle, ta dernière heure a sonné !
Laisse-moi te voir encore, ma chère Ondine, s’écria-t-il, si tu as le choix de mon supplice fais-moi mourir par un baiser."
Elle souleva son voile, et déposa un baiser céleste sur le front de son époux, et leurs âmes ne tardèrent pas à se réunir pour ne se séparer jamais. »
Les…